On pensait tous qu’après l’abandon du projet ubuesque de nouveau stade, on n’entendrait plus jamais parler du YelloPark.

Souvenez-vous le Yello Park, c’était ce projet scandaleux : Septembre 2017. La présidente de la Métropole, le propriétaire du FC Nantes et un promoteur immobilier annoncent que le stade de la Beaujoire, qui répond pourtant aux normes internationales, sera rasé et remplacé par un nouvel équipement privé dans le cadre d’un vaste programme immobilier. En plus du gâchis qu’implique ce projet, sur la méthode tout va de travers : pas de concertation quant à l’opportunité du projet, pas d’étude du bilan environnemental, pas de mise en concurrence …
Brader un quartier de la ville au profit du foot business (10,6 millions les 23 hectares, soit 45€ le m2) scandalise à tel point l’opinion que le projet est remplacé, en novembre 2018, par un projet encore plus fou : un nouveau stade sera bien construit mais à quelques dizaines de mètres du stade actuel qui sera finalement préservé sans que l’on en connaisse l’usage…

En février 2019, une perquisition du Parquet National Financier à l’encontre de Waldemar Kita interrompt l’aventure. On pensait alors, à tort, que ces projets insensés étaient tombés définitivement dans les poubelles de l’histoire de Nantes.

Le journal L’Equipe nous a appris, le 6 mai, que le président du FC Nantes, Waldemar Kita a “saisi le tribunal administratif pour le préjudice des 12 millions d’euros investis dans le travail préparatoire au stade qui devrait voir le jour en 2022, alors que la mairie et la métropole s’étaient engagées”.

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la Métropole était-elle informée de la saisine du Tribunal Administratif par Waldemar Kita le 22 janvier dernier ? Si oui, pourquoi ne pas avoir informé les habitants de la métropole qui ont suivi, honteusement, le feuilleton de ce “YelloGate”. Ces informations ont-elles été gardées sous silence en pleine campagne électorale ?

Devons-nous nous inquiéter de devoir payer la facture de 12 millions d’euros réclamés par Waldemar Kita ? Cette situation serait une nouvelle fois le fruit des errements et de l’amateurisme du Vice Président de la métropole en charge du sport de haut niveau, Pascal Bolo dans ce dossier honteux.

Par ailleurs, quelques jours seulement avant la fin de confinement, le bureau métropolitain, réuni le jeudi 7 mai auprès de la Présidente Johanna Rolland, a décidé de l’attribution d’une subvention de 200 000 € au FC Nantes pour le financement “d’actions de formation et d’éducation”.

Nous saluons l’initiative des élus écologistes de Nantes Métropole qui se sont opposés à cette attribution malgré leur appartenance à la majorité de Johanna Rolland.

Nous nous étonnons de l’attribution de cette subvention au regard du contexte dans lequel elle fut décidée. Le président du FC Nantes, Waldemar Kita, souhaite en effet déménager le centre de formation du club en dehors de la Métropole. Nous doutons ainsi de la bonne utilisation de cet argent public par un club détenu par une holding implantée à l’étranger.

Donner 200 000 euros d’argent public à un club dont la société nous réclame par ailleurs 12 millions d’euros au tribunal nous paraît complètement insensé Il n’est pas admissible que la puissance publique, prétendant être garante de l’intérêt général, s’incline face à l’intérêt privé.

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