Les blogs de Nantes en commun·e·s https://blogs.nantesencommun.org Espace de débats et d'exploration de Nantes en commun·e·s Wed, 30 Jun 2021 10:52:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://blogs.nantesencommun.org/wp-content/uploads/sites/2/2019/09/g821-150x150.png Les blogs de Nantes en commun·e·s https://blogs.nantesencommun.org 32 32 TV-NEC https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/30/tv-nec/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/30/tv-nec/#respond Wed, 30 Jun 2021 10:51:35 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3161 Découvrir le grand live de TV NEC !

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Départementales : bilan et perspectives https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/30/departementales-bilan-et-perspectives/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/30/departementales-bilan-et-perspectives/#respond Wed, 30 Jun 2021 10:39:51 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3159

Merci à toutes celles et ceux qui ont soutenu Nantes en commun dimanche dernier dans les urnes ! 🙌

Malheureusement dimanche, vous ne pourrez pas voter Nantes en commun. Aux élections départementales, pour passer au second tour il faut rassembler 12,5% des voix parmi les inscrit·e·s sur les listes électorales. Si cette règle n’est pas applicable, notamment du fait d’une abstention trop forte, ce sont les deux candidatures arrivées en tête qui se maintiennent au second tour.

Retrouvez ici notre bilan de ce premier tour et les perspectives pour continuer à reconstruire l’avenir !

Tout bientôt, nous vous enverrons le programme de l’été avec Nantes en commun, notamment des rendez-vous festifs et politiques au café du Chapeau rouge 😉

1⃣ Départementales et régionales : un désaveu supplémentaire de la démocratie représentative

On fait le constat d’une abstention record qui touche en particulier les classes populaires qui subissent de plein fouet les crises actuelles et qui rejettent le plus fortement les partis politiques.
Pourquoi cette abstention ?Les élections locales sont bâclées : après les municipales, cette année les départementales et régionales. Et d’après les retours que nous avons parce que nous avons fait campagne et été beaucoup sur le terrain : Le contexte est peu propice. les gens n’ont pas envie d’entendre parler d’élection après les mois de crise sanitaire que nous avons vécus.
 Il n’y a eu quasiment aucun débat autour des enjeux locaux (contrairement aux municipales), et il y a eu un énorme problème de distribution de professions de foi. Conséquence : bien trop de personnes ne savaient pas qu’il y avait des élections.
 Avec un tel taux d’abstention nous pourrions dire que les élus ne sont pas légitimes, mais nous pensons qu’il est temps de dire que ce sont les institutions elles-mêmes qui ne le sont plus !
Les gens se détournent des élections et des institutions, ils se détournent d’une démocratie événementielle, intermittente dans laquelle on a un pseudo pouvoir sur les choses pendant quelques minutes et qui exaspère les gens, car quoiqu’on vote, rien ne semble changer.
Il est temps de passer à une démocratie à temps plein, une démocratie du quotidien dans laquelle on a un vrai pouvoir sur nos vies et nos lieux de vie : au travail, dans nos quartiers, dans notre ville, dans les réponses à nos besoins fondamentaux,…
 C’est ce que nous construisons à Nantes en commun, en nous réappropriant les enjeux fondamentaux comme l’énergie (avec Énergie de Nantes), l’alimentation,…
Passons d’’une démocratie basée sur l’élection de personnes pour plusieurs années à une maîtrise collective de nos vies au quotidien.

2⃣ Résultats de Nantes en commun : la confirmation de notre ancrage et l’accélération d’une dynamique très positive

Malgré l’abstention record, Nantes en commun réunit plus de voix qu’au premier tour des élections municipales de l’an dernier, en gagnant 500 voix sur les mêmes cantons. 

  • Nous sommes passés de 10,8% à 13,3% sur Nantes 3
  • De 9 à 13% sur Nantes 4
  • Et de 10 à 20% sur le canton 1 !

Nous réinventons la façon de faire de la politique et ça marche. C’est un beau succès qui confirme l’ancrage de Nantes en commun dans le paysage local.
 Nous sommes une vraie alternative aux politiques actuelles, pour deux raisons :
Nous permettons un renouvellement politique en proposant de nouveaux visages et en défendant des propositions portées par aucune autre force politique.Nous sommes un mouvement qui répond aux aspirations des habitantes et habitants en construisant des projets concrets en dehors des élections.

3⃣ 2nd tour : Empêchons le pire pour que nos vies ne soient pas plus difficiles qu’elles ne le sont déjà.
 

Si sur les cantons 3 et 4, il y a peu de suspens : l’alliance PS-EELV devrait largement l’emporter contre LR, sur le canton 1, un éventuel report des voix recueillis par LREM vers la candidature de droite peut faire tomber ce canton au mains d’élus encore moins soucieux de la justice sociale.
 Nous avons toujours dénoncé les politiques néfastes menées par le Parti socialiste, leurs politiques anti-écologiques en Loire-Atlantique (métropolisation, NDDL, surf parc…) mais aussi leurs politiques néolibérales de détricotage des acquis sociaux au niveau national (cf Loi travail, privatisations… ) menées il y a quelques années.
 Cependant, la candidature portée par LR, est la promesse d’une amplification de ces politiques qui rendent impossible la vie de nombre d’entre nous. Le département est l’échelon en charge des prestations de protection sociale, si demain des forces politiques hostiles à l’existence même de ces prestations sociales, c’est le cas de LR, venaient à prendre le pouvoir nous pouvons avoir la certitude que les habitantes et les habitants les plus précaires de Loire-Atlantique en seraient les premières victimes.Nous appelons à empêcher la mise en péril des habitantes et habitants précarisés de Loire-Atlantique en ne laissant pas gagner le projet de recul social porté par LR.

4⃣ Les prochaines étapes pour Nantes en commun

Nous sommes déjà une cinquantaine activement engagés à dans la construction d’un autre monde ici et maintenant. Plusieurs milliers de personnes nous suivent.

Si demain nous devenons des milliers à agir au quotidien, nous aurons un poids considérable.
 Ce qui nous permet de réussir à rassembler autant de personnes avec Nantes en Commun c’est que nous concilions de manière inédite trois formes d’action :

  • En étant présent à la fois dans le débat politique,
  • tout en construisant des alternatives concrètes avec les différents communs issus des enquêtes publiques menées avec les habitantes et habitants et qui répondent à nos besoins réels du quotidien
  • et en s’inscrivant dans la lutte sociale et écologique.

Ces trois formes nous permettent d’arrêter de décorréler les décisions politiques prises de leurs impacts dans notre vie de tous les jours.
 Nous allons continuer d’agir dans ces trois directions : pour porter nos idées pour une réappropriation habitante et une écologie populaire. Pour résister au démantèlement de notre système de santé et à la marchandisation de nos vies. Pour construire des modèles de prise en charge collective et locale de nos besoins fondamentaux.
Nous appelons toutes celles et ceux qui refusent de se résigner et qui veulent voir advenir un autre monde, à nous rejoindre, pour agir ensemble, en commun.

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Départementales : Pourquoi voter Nantes en commun le 20 juin ? https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/17/departementales-pourquoi-voter-nantes-en-commun-le-20-juin/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/17/departementales-pourquoi-voter-nantes-en-commun-le-20-juin/#respond Thu, 17 Jun 2021 12:04:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3157

En distribuant nos dépliants dans la rue, la réaction que nous entendons le plus est qu’il n’y a pas d’avenir. 


Ce sont les catégories de la population les plus isolées et exclues de la cité qui nous disent ça, les jeunes, les personnes âgées, des personnes précarisées. Cette réaction montre que nous avons mis le doigt sur quelque chose : il ne suffit pas de jouer les pompiers pour éteindre les effets de la crise, mais aussi de redonner un horizon, un projet de société désirable. 

Le contexte général et politique actuel est particulièrement déprimant, voire accablant, et rien ne semble changer. Après plus d’un an de crise sanitaire et toutes les crises que nous vivons, l’enseignement de cette campagne est bien que la priorité est de reconstruire l’avenir ! 

Et c’est à nous de reconstruire l’avenir. Nous, habitantes et habitants, en commençant localement, en s’inspirant d’ailleurs et en inspirant les autres. À Nantes en commun, nous n’avons aucune intention de nous résigner  ou de nous accommoder d’un système à bout de souffle. C’est pourquoi, par tous les moyens, nous voulons porter d’autres voies avec de nouveaux visages. 

Aujourd’hui, nous le faisons à travers les élections départementales. Car le département porte les politiques de solidarité et correspond à un bassin de vie concret et appropriable. C’est l’échelle pour construire l’autonomie locale, repenser et relocaliser les réponses à nos besoins et instaurer une véritable coopération intercommunale, entre des communes démocratiques, faites par et pour les habitant·e·s.  

Rappelons-nous : un canton peut à lui seul faire basculer le département ! La majorité départementale sortante ne tient qu’à deux sièges au sein du Conseil départemental. En faisant gagner, ne serait-ce qu’un binôme Nantes en commun, nous gagnons le pouvoir de d’influencer tout le Conseil départemental en devenant de véritables arbitres dans l’institution, au service des habitantes et des habitants. 

Pour porter ce message, les membres de Nantes en commun ont arpenté les rues pendant des semaines. Nous étions sur les marchés, aux arrêts de tram, dans les rues, sur l’Erdre avec l’ImpertiNantes, près des terrasses, à discuter, jouer de la musique, chanter et débattre. Tout ça, en continuant à vous servir à boire au café du Chapeau rouge, à préparer le lancement d’EDN, Énergie de Nantes, et à donner des cours à l’INÉA

Nous avons mené une campagne joyeuse et enjouée pour continuer à nous réapproprier la politique, étape nécessaire pour reconstruire l’avenir. 

Reconstruire l’avenir, c’est mener des actions de transformation sociale, c’est construire des communs qui formeront les bases d’un nouveau modèle de société. Dimanche, soutenez un mouvement et des personnes qui agissent dans ce sens.

Dimanche votez pour des bâtisseurs et des bâtisseuses avec qui nous reconstruirons l’avenir ! 

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Pour contrer le fascisme, construisons un monde en communs https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/11/pour-contrer-le-fascisme-construisons-un-monde-en-communs/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/11/pour-contrer-le-fascisme-construisons-un-monde-en-communs/#respond Fri, 11 Jun 2021 15:57:13 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3152 Pour contrer le fascisme, reconstruire un monde en communs

On ne voit plus où se situe la limite entre l’espace politique fasciste et le reste. S’arrête t-on à Eric Ciotti réclamant la possibilité d’enfermer toute personne que l’État juge dangereuse sur simple décision administrative ? À Gérald Darmanin qui regrette d’être bloqué par une constitution trop protectrice dans son noble combat contre la criminalité et le terrorisme ? À Emmanuel Macron qui pense que les étrangers en France ont, avant tout, des devoirs plutôt que des droits ? À Olivier Faure qui réclame un droit de regard de la police sur les décisions de justice ?

L’essentiel de la classe politique montre qu’elle est convaincue que dans une société de plus en plus divisée et conflictuelle, la logique autoritaire est la seule qui peut fonctionner. De gauche à droite, une grande partie de nos dirigeant-e-s ont le même fantasme que notre président actuel, celui d’un gouvernement vertical sans contre-pouvoir réel, qui, dans son infinie sagesse, nous protège d’un monde hostile et menaçant, quitte à nous protéger de nous-mêmes au besoin.

Le premier problème de cette logique qui se diffuse au sein de l´État, c’est qu’elle rend les institutions de plus en plus hostiles à toute contestation. Prétendre nous protéger dispense de devoir nous entendre

Si l’on persiste, à vouloir contester les décisions de nos gouvernements, c’est la violence de la police qui nous attend, comme ont pu le découvrir les Gilets Jaunes, les anti-nucléaires de Bure, les manifestant-e-s en solidarité avec la Palestine et tant d’autres. Ce n’est pas de sa faute, L’État doit se protéger de nous pour pouvoir continuer à nous protéger. Après tout, comme l’a jugé le Conseil d’État très récemment, les menaces qui pèsent actuellement sur la sécurité nationale sont si nombreuses que les règles habituelles d’un État de droit peuvent être contournées et adaptées si besoin, par exemple si les services de renseignements avaient besoin de pouvoir nous surveiller en permanence. Pour notre bien, évidemment.

Le second problème de la logique sécuritaire actuelle, c’est qu’elle ne fonctionne pas. La multiplication des forces de l’ordre, des caméras de vidéosurveillance, des places en prison, des outils pour enfermer, contrôler, surveiller ne font pas diminuer le fameux sentiment d’insécurité. Chaque nouvelle tragédie amène à un tour de vis de plus, toujours et encore, dans un enchaînement presque continu depuis 20 ans.

À force de courir après l’extrême-droite, elle se rapproche de plus en plus.

Il faut en finir avec cette logique autoritaire. Il faut rappeler que même si on quadruplait le budget de la police et qu’on lui donnait le pouvoir d’enfermer toute personne dont la tête ne lui revenait pas, la société n’en deviendrait pas magiquement apaisée, sereine et tranquille. Le sentiment d’insécurité ne se développe pas parce qu’il faudrait un policier à chaque coin de rue, mais parce qu’on n’arrive plus à faire société.

Les politiques menées depuis plus de 30 ans détruisent à grande vitesse tout ce qui nous permet de faire société, tous les liens de solidarité, de confiance et de reconnaissance mutuelle. Elles rongent aussi toutes les institutions collectives, tous les espaces d’engagement avec et pour les autres: associations locales, mouvements de solidarités, syndicats, …

Comment connaître ses voisins quand on est obligé-e-s de changer de quartier tous les deux ans par des prix de l’immobilier délirants ? Comment participer à une association quand on a de moins en moins de temps en dehors du travail ? Comment participer à des mouvements de solidarité collective quand ces mouvements sont criminalisés et empêchés d’agir ? Comment avoir confiance dans la solidarité de la société quand même les hôpitaux deviennent de plus en plus inaccessibles ?

Avec de moins en moins d’espaces pour se rencontrer, construire ensemble et expérimenter la force du collectif, il ne reste que le repli sur soi et les siens, sur la défense des intérêts de nos proches, qu’on pense constamment être menacé-e-s par les autres qu’on ne connaît plus, avec lesquels on n’a plus d’interaction qu’à distance.

Ce fascisme est déjà la réalité de nombreuses personnes en France, qui vivent au mauvais endroit, avec les mauvais papiers ou la mauvaise origine. Non seulement nous devons refuser qu’il ne s’étende, mais nous devons dès maintenant commencer à contre-attaquer, à réduire son influence et à lui ôter son pouvoir.

On ne combat le fascisme qu’on rompant avec la logique individualiste, autoritaire et technocratique de ces dernières décennies. On ne connait le fascisme que par le collectif, par la re-création d’espaces démocratiques, partagés et accueillants pour tou-te-s et chacun-e-s. On ne combat le fascisme qu’en prenant soin de nos solidarités, en ne laissant personne sans droits ni sans recours. On ne combat le fascisme que par la reconstruction d’un monde en commun, d’un monde de communs.

Dès le 12 juin, nous serons présent-e-s pour combattre chaque jour les logiques autoritaires et fascistes, par l’extension de nos solidarités et le développement de nos communs.

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Marche nantaise le 12 juin à 11h pour les libertés et contre les idées d’extrême droite https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/10/marche-nantaise-le-12-juin-a-11h-pour-les-libertes-et-contre-les-idees-dextreme-droite/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/10/marche-nantaise-le-12-juin-a-11h-pour-les-libertes-et-contre-les-idees-dextreme-droite/#respond Thu, 10 Jun 2021 08:40:33 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3143 Le 12 juin, à 11h, rendez-vous en bas des marches des fiertés à place du cirque.
Nous reprenons l’appel national : https://marchedeslibertes.fr/


𝐃𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭𝐨𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥 𝐚𝐥𝐚𝐫𝐦𝐚𝐧𝐭.S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.

Plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante.

Comme les signataires de l’appel pour les libertés et contre les idées mortifères de d’extrême droite, nous ressentons toutes et tous l’urgence de construire une réponse forte et unitaire qui dessine l’alliance des libertés, du travail et d’un avenir durable.

Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement.

Cette journée fait partie des initiatives unitaires qui se multiplient. D’ores et déjà, nos organisations syndicales, politiques, associations, collectifs, signataires de l’appel, ont décidé de co-construire ce combat dans la durée.


🔹 Signataires 🔹

▪ Syndicats :
Confédération Générale du Travail, Fédération Syndicale Unitaire, Union syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats de France, …

▪ Associations et collectifs :
Alfa Appel Égalité, Alternatiba, Amis de la Terre, Association France Palestine Solidarité, Association Traits-Portraits, Attac, Extinction Rebellion, Gignv, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Youth for Climate Nantes, …

▪ Organisations politiques :
Association de Veille Écologique et Citoyenne, Ensemble !, Europe Écologie Les Verts, Gauche Démocratique et Sociale, Génération.s, La France Insoumise, Nantes en commun, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti Socialiste

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Transfert du CHU : on se mobilise, ils reculent https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/06/transfert-du-chu-on-se-mobilise-ils-reculent/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/06/transfert-du-chu-on-se-mobilise-ils-reculent/#respond Sun, 06 Jun 2021 16:00:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3146 ➡ Vendredi, la direction du CHU de Nantes et Johanna Rolland ont annoncé une annulation partielle des suppressions de lits et le maintien de Laënnec.

C’est une vraie première victoire obtenue grâce à la mobilisation du personnel, de la CGT CHU de Nantes ces dernières années et celle du collectif Stop transfert CHU de Nantes. C’est la preuve que la lutte paie : nos actions ont obligé les dirigeants à modifier leurs plans initiaux et les ont contraints à limiter la casse du service public local de la santé.

Il s’agit bien d’une première étape. Nous aimerions pouvoir nous en satisfaire et dire que ce projet devient ainsi un bon projet de futur CHU, mais ce n’est pas encore le cas.

Johanna Rolland, la direction du CHU et le gouvernement sont passés du camp de la destruction au camp de la conservation. Nous avons obtenu le statut quo, mais cela ne règlera pas les problèmes du CHU de Nantes.

Cela ne résolvera pas la situation des urgences du CHU où en ce moment il n’y a plus un seul brancard disponible la nuit, où l’on attend plus de 6h pour se faire soigner.

Cela ne règlera pas la saturation de la maternité où l’on refuse à des femmes d’accoucher à l’hôpital public parce il n’y a plus assez de places, les contraignant à accoucher en cliniques avec les dépassements d’honoraires que ça implique.

Cela ne résout pas la situation de pénurie de moyens pour les soins gériatriques dans une région où le vieillissement de la population est particulièrement important, et cela n’empêche pas la suppression de 40 lits supplémentaires en gériatrie à Pirmil.

Seulement 192 lits sur 300 seront préservés et l’essentiel de ces lits n’auront pas la même fonction qu’aujourd’hui. Ainsi on préserve 52 lits en médecine générale. Mais quid des lits de chirurgie ? Quid des lits d’obstétrique ? 140 lits seront consacrés à des soins de suite (pour se remettre d’une grosse opération, pour faire de la rééducation,…) : cela répond effectivement à un besoin important à Nantes, mais ne répond que partiellement à une demande faite depuis 20 ans par les soignants.

Concernant les effectifs de soignantes et soignants, le projet prévoyait jusqu’alors la suppression de 400 postes ! Quid de ces suppressions ? Il est nécessaire d’augmenter considérablement les effectifs pour réduire la pression qui pèse aujourd’hui durement sur celles et ceux qui nous soignent. De surcroit on ne peut pas promettre des lits en plus si on ne leur alloue pas des ressources additionnelles en personnel. Ce serait réellement préoccupant concernant la qualité des soins et les conditions de travail des salariés de l’hôpital.

Ces annonces ressemblent malheureusement donc bel et bien à un tour de passe-passe.

Bref, on évite le pire, mais on n’améliore rien. On n’améliore en rien la situation de forte tension que subit le CHU de Nantes depuis des années. C’est pour cela que nous appelons tous les habitants et habitantes de la région à se mobiliser pour obtenir des moyens à la hauteur des besoins de santé du territoire, et des prévisions de croissance démographique et de vieillissement de la population.

Seule une mobilisation des soignant·e·s, du personnel hospitalier, et des habitant·e·s peut faire bouger les lignes. C’est à nous de jouer !

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Amazon à Montbert : ni ici, ni ailleurs https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/01/amazon-a-montbert-ni-ici-ni-ailleurs/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/06/01/amazon-a-montbert-ni-ici-ni-ailleurs/#respond Tue, 01 Jun 2021 09:33:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3149 Le 29 mai, les candidates et candidats de Nantes en commun étaient présents à Montbert pour prendre part à la mobilisation des habitant·e·s et des collectifs contre l’installation d’un entrepôt géant d’Amazon.

Un entrepôt géant au service d’un modèle anti-écologique, anti-social et symbole d’un monde dépassé.

Ce projet peut également être vu comme une conséquence parmi d’autres des politiques de métropolisation menée par Nantes. C’est ce dont on parle dans cette vidéo :

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La commune 1871-2021 – Episode #3 : La grande dépossession https://blogs.nantesencommun.org/2021/05/13/la-commune-1871-2021-episode-la-grande-depossession/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/05/13/la-commune-1871-2021-episode-la-grande-depossession/#respond Thu, 13 May 2021 16:26:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3135 En 2030, Nantes est devenue une commune libre, écologique et démocratique. Jeu de l’histoire, c’est à l’occasion de l’anniversaire des 150 ans de la commune, en 2021, que la ville s’est transformée. Emma, celle dont nous vous avions conté l’histoire à l’occasion de Noël 2020, fut au cœur de ce moment historique. Nous avons fouillé dans son grenier pour en tirer des documents d’archives qui vous content ce récit.

Cédant aux injonctions du gouvernement-MEDEF, la Maire de Nantes mis en oeuvre la privatisation du CHU et la réquisition des théâtres. La résistance populaire s’organise.

Zack, de garde à la “chatière” de Graslin, s’était assoupi à son poste. Pas facile de garder l’oeil ouvert quand on est constamment sur le qui-vive. Un crissement sourd et des éclats de voix lointain l’éveillèrent. Il est 5h : “fait chier” pensa-t-il. Bruits de la rue ou mauvais rêve, le voilà tiré hors des bras de Morphée, dans une somnolence abrutissante, le corps chiffonné.

“Je vais sortir me fumer une clope, tiens, ça va me réveiller” pense-t-ilDans la pénombre du jour naissant, à peine avait-il passé la porte qu’il découvrit un escadron entier d’hommes en armes à chaque extrémité de la courte rue Corneille. “Merde !” lâcha-t-il en manquant d’avaler sa cigarette qui chut, tout juste allumée.Ni une ni deux, il fit volte-face, tous les sens en alerte, et appliqua rigoureusement les consignes : bloquer la porte ; alerter tout le monde ; envoyer les messages de détresse au ban et l’arrière-ban de la lutte.

En quelques secondes, la carapace de l’occupation, les murs épais du théâtre Graslin, se verrouilla de l’intérieur. A chaque issue, les gardiens, vaillants occupants arrachés brutalement d’un juste sommeil, s’efforçaient nerveusement de les barricader au mieux avec tout ce qu’ils trouvaient. Rien de l’effervescence intérieure ne transparaissait de la muraille, devenue aveugle, après l’occultation de toutes les vitres par des rideaux et des matelas. Face à cette gigantesque masse inerte, la cohorte de gendarmes immobiles attendaient ses ordres sous la pluie. De la ligne de ces statues de pierre se dégagea alors un homme, ou s’agissait-il d’une machine, qui vint se placer, raide et droit, face à la porte : « Attention ! Attention ! Vous participez à une occupation illégale. Obéissance à la loi. Vous devez vous disperser et quitter les lieux. » entendit-on alors.

Immédiatement alertée par la chaîne de message, je sortis non sans mal de mon lit pour me précipiter dans un haut, un bas, une paire de chaussures et par la porte de mon immeuble. J’enfourchai mon vélo, dévalai le cour des 50 otages, gravit péniblement la rue Crébillon, et déboulai sur la place où se trouvaient déjà environ 300 personnes arrivées des 4 coins de Nantes et probablement autant de policiers. Les discussions étaient vives en de nombreux points de la place. Quelques habitant·e·s, visiblement les plus âgées, dont un promeneur en robe de chambre avec son petit chien, espéraient encore raisonner les séides du gouvernement. Un groupe, plus jeune, cagoulé, était pris à parti par la police. Ils chantaient des rengaines peu flatteuses pour les forces de l’ordre qui les bousculaient, et, qui, soudain, les gaza. Immédiatement, le chaos s’amplifia : un policier à terre, repli stratégique, charge, coups de matraques en veux-tu en voilà, gazage complet de la place, tout le monde tousse, cherche de l’air, les lignes sont rompues, on frappe au hasard, un pavé, une bouteille, des cris, un feu.

Une heure plus tard, la BAC tabassait toujours avec entrain ceux qui leur tombaient sous la matraque. Les échauffourées se dispersaient dans la ville, de plus en plus d’habitant·e·s sortaient pour comprendre ou participer. Comme à chaque fois, la foule comprenaient son lot de râleurs “c’est pas bientôt fini ce bordel”, de partisans d’un état policier et autoritaire “de toute façon, la police à raison”, mais surtout, cette fois, d’habitant·e·s indigné·e·s déterminé·e·s à tenir tête fièrement à l’oppression. C’en était trop. Après des années de déni de démocratie, de prévarication de richesses, d’oppressions constantes, de règne de la peur, le peuple en avait marre !

Les troupes de la répression se concentrèrent autour de Waldeck le temps de recevoir du renfort, et se retrouvèrent cernées. Après chaque gazage massif de la population, celle-ci se regroupait encore plus nombreuse en scandant : “révolution internationale, nos communes face au capital” ; ou encore : “laissez-nous tranquille !”, tout simplement.

“Emma, ça va ?”

– Magda ? *kof*kof*, ça pourrait aller mieux.

– Viens ne restons pas là. C’est le moment de prendre l’initiative.

– Comment ça ?

– On est resté trop longtemps sur la défensive. Occupons ce qui leur importe : mairie et préfecture.”

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La commune 1871-2021 – Episode #2 : Le variant prussien https://blogs.nantesencommun.org/2021/05/12/la-commune-1871-2021-episode-2-le-variant-prussien/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/05/12/la-commune-1871-2021-episode-2-le-variant-prussien/#respond Wed, 12 May 2021 16:00:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3132 En 2030, Nantes est devenue une commune libre, écologique et démocratique. Jeu de l’histoire, c’est à l’occasion de l’anniversaire des 150 ans de la commune, en 2021, que la ville s’est transformée. Emma, celle dont nous vous avions conté l’histoire à l’occasion de Noël 2020, fut au cœur de ce moment historique. Nous avons fouillé dans son grenier pour en tirer des documents d’archives qui vous content ce récit.

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Nouveau rebondissement sanitaire qui vient secouer la France !

Nous venons d’apprendre qu’à l’issue du dernier conseil des ministres, l’ensemble du gouvernement est atteint d’une forme grave du COVID dénommée “variant prussien”. Le président du Sénat, comme la constitution l’impose, reprend donc les rênes du gouvernement. Il a appointé comme ministres pour constituer son gouvernement d’urgence des personnes qui, je le cite : “auront à cœur d’œuvrer dans l’intérêt des Français, et sauront prendre les bonnes décisions dans ces moments difficiles.” 

Ainsi, Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF, devient le nouveau premier ministre. Il cède ses responsabilités syndicales à Philippe Van Der Wees. Lors de sa première allocution publique, il dénonce le séparatisme de certaines villes et enjoint les collectivités territoriales à poursuivre avec rigueur l’ensemble des réformes entreprises par le gouvernement Castex. 

A Nantes, où des manifestations violentes ont éclaté, engendrant de lourdes dégradations du mobilier urbain et de vitrines, la maire, Johanna Rolland, a tenu à rassurer ses concitoyens. 

Extrait : “Je souhaite au nom de tous les Nantais·es un prompt rétablissement à toutes les personnes atteintes par le variant prussien. Au nom du devoir de responsabilité qui m’incombe, je prendrai toutes les mesures nécessaires afin de continuer notre combat contre l’épidémie. Je dénonce fermement le recours à la violence comme les manifestations sauvages qui sont autant de nouveaux clusters potentiels. Ainsi, j’ai décidé, dans l’intérêt de tous, d’accélérer la construction du nouvel hôpital, pour qu’il puisse recevoir au plus vite de nouveaux patients. La maison du Peuple, où les conditions d’hygiène sont déplorables, et le théâtre Graslin occupé, seront expulsés pour éviter de nouveaux foyers de contamination. La police municipale, en renfort de la police nationale et de la gendarmerie, ne laissera personne à la rue, et contrôlera les attestations. Il sera bien sûr toujours possible d’aller travailler, les commerces seront ouverts. Les lieux de culture et les bars resteront évidemment fermés. Les lieux de culte verront leur jauge maintenues.”

Propos recueillis par Caroline Mahé. Accueillons désormais notre expert des questions sociales Francis Kuntz, dont je rappelle le titre du dernier ouvrage “le bruit des bottes”. Quelles réactions vous inspire ce discours fort et engagé de la maire de Nantes ?

“Je salue son courage politique et sa valeur morale. Dans une période trouble, il est important de maintenir un front républicain uni et de ne pas céder aux sirènes de l’islamo-gauchisme ambiant qui ronge les fondations de notre belle république en créant des ZAD partout, vous voyez ce que je veux dire ? Ce choix difficile, dont je suis certain qu’il est le bon, celui de maintenir l’activité économique, donc, est un risque calculé, qui évite de plonger dans la misère les travailleurs. Vous savez, beaucoup d’indépendants ne demandent que ça : Travailler ! Pour nourrir leur famille et préserver le lien social. L’autre jour, j’en parlais avec mon ami Pascal, et nous constations que l’oisiveté fait plus de morts que le Covid, il suffit de regarder les comorbidités du chômage, si vous me permettez l’expression. Un ouvrier qui a passé la moitié de sa vie au chômage, meurt à 63 ans, quand un journaliste, comme vous et moi, vivra probablement 20 ans de plus … l’oisiveté, il est là le danger.”

Merci pour ces éclaircissements. Nous vous retrouverons demain pour une émission spéciale consacrée à la réforme de l’assurance-chômage. Cette réforme représente le “tournant social” du quinquennat Macron et sera “incitative pour le retour à l’emploi”. 

Bonne journée, à demain. 

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https://blogs.nantesencommun.org/2021/05/12/la-commune-1871-2021-episode-2-le-variant-prussien/feed/ 0
La commune 1871-2021 – Episode #1 : La métropole fait rage https://blogs.nantesencommun.org/2021/05/10/la-commune-1871-2021-episode-1-la-metropole-fait-rage/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/05/10/la-commune-1871-2021-episode-1-la-metropole-fait-rage/#respond Mon, 10 May 2021 16:11:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3129 Voici le premier épisode du roman sur la commune de 2021.

En 2030, Nantes est devenue une commune. Jeu de l’histoire, c’est à l’occasion de l’anniversaire des 150 ans de la commune, en 2021, que la ville s’est transformée. Emma, celle dont nous vous avions conter l’histoire à l’occasion de Noël 2020, fut au cœur de ce moment historique. Nous avons fouillé dans son grenier pour en tirer des documents d’archives qui vous conte ce récit. 

Episode 1 : la métropole fait rage

Document : une correspondance avec le cousin Barcelonais de Emma,

Eric, 

J’ai besoin de conseils. La dernière fois que nous nous sommes vus, tu me parlais de ta ville, de ce qu’elle était devenue. De l’exclusion des habitants pour laisser place à des complexes touristiques, du prix des loyers qui montaient à cause des AirBnB. Tu me racontais ton expulsion de ton logement, la banque, l’hypothèque, tout s’était enchaîné. 

Et bien, j’ai l’impression qu’on suit la même direction à Nantes…

L’hiver dernier, j’ai dû quitter mon appart’ dans le centre-ville. Complètement insalubre à cause de l’humidité, l’immeuble à été démoli. En même temps, un an à être confiné avec des moisissures, je suis tombé malade quatre fois cette année.

Mais retrouver un logement fut un calvaire. Le problème, c’est que les loyers ont augmenté partout et que les agences ne veulent rien entendre sur ma situation financière devenue précaire à cause du covid. Je peux payer le loyer, c’est pas le problème. C’est juste que je remplis pas les critères des agences. Ils se renvoient la balle avec le proprio et les assurances. “C’est la faute de personne mais on veut pas de vous”. 

Finalement, j’ai dû m’éloigner du centre, partir dans une des villes périphériques que l’on est en train de transformer en banlieue-dortoir à cause d’histoire comme la mienne. Le comble : ce que je gagne en loyer, je vais devoir le dépenser pour me reprendre une voiture. 

Et à côté de ça, je vois partout des publicités : “Nantes : cette ville qui bouscule le marché immobilier français”, “Un fabuleux potentiel d’investissement !”, “L’attractivité de la ville en plein essor”… D’un côté, je ne compte plus les enseignes de commerce affichant “à vendre” et de l’autre on me dit que le commerce ne s’est jamais aussi bien porté. Il y a une grosse contradiction entre ce que je vis et ce que l’on nous raconte ! Je rage de plus en plus en voyant les apparts de “standing” qui se construisent dans le centre, des centaines de millions qui sont dépensés pour le tourisme (on envoie même des bus faire la pub de Nantes en espagne !). Alors que de l’autre côté, soit on laisse les quartiers périphériques dans la précarité, soit on expulse les gens pour détruire et reconstruire du plus beau, du plus cher. Franchement, tout ça me perturbe. Je n’en comprends pas le sens. Et on est avec une mairie de gauche !

J’ai trouvé dans les journaux quelques chiffres qui illustrent ça : le nombre de personnes cherchant à se loger à Nantes est de 12% supérieur au nombre de logements disponibles. Plus qu’à Marseille et Paris. +23% du coût du logement depuis 2012 à Nantes. 80% des habitant·e·s des périphéries de la métropole travaillent au sein de la métropole. 

Je vois tout ça et je me sens perdu. Quelque chose se prépare, une crise peut-être, c’est ce que j’ai entendu en tout cas, mais je n’ai aucune prise de ça. Ça m’échappe. A Barcelone, vous vous étiez rassemblé·e·s, organisé·e·s. Vous leur aviez tenu tête, non ? Comment ça s’est passé pour vous ?

J’espère que tout va bien chez toi. 

Amitié

Emma

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