Les blogs de Nantes en commun·e·s https://blogs.nantesencommun.org Espace de débats et d'exploration de Nantes en commun·e·s Wed, 03 Feb 2021 19:50:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://blogs.nantesencommun.org/wp-content/uploads/sites/2/2019/09/g821-150x150.png Les blogs de Nantes en commun·e·s https://blogs.nantesencommun.org 32 32 Que vive la Maison du peuple ! https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/03/que-vive-la-maison-du-peuple/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/03/que-vive-la-maison-du-peuple/#respond Wed, 03 Feb 2021 19:50:39 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3080 Hier les services sociaux de la ville et le Samu social sont intervenus dans le squat de l’Orangerie et le centre social autogéré et lieu de vie de la Maison du peuple. Les responsables politiques ont enfin pris en charge le relogement des personnes vivant à l’Orangerie, sans chauffage ni électricité depuis des mois. On espère que toutes les personnes seront relogées et traitées dignement

Plusieurs membres de Nantes en commun se sont rendus à la Maison du peuple hier matin, dès 6h, après avoir été tenus au courant des rumeurs d’expulsion. Nous avons assisté à toute l’opération dite de « mise à l’abri » : nous dénonçons les méthodes de la préfecture et de la ville. Comment la préfecture et la mairie peuvent-elles se féliciter de cette intervention alors que c’était un spectacle de plus du mépris et de la déshumanisation infligés à des personnes exilées et des personnes sans abris ? 

Car une fois de plus, la préfecture et la mairie ont choisi de traiter des personnes comme des objets qu’on déplace comme on le souhaite, comme de simples numéros de dossier à gérer : on ne prévient pas de la venue des services sociaux ni de l’opération « relogement »,  encore moins de l’heure (7h30) ; on met la pression aux gens pour qu’ils prennent une décision rapidement (“c’est votre dernière chance, plus que 10 minutes”), on les contraint à réunir leurs affaires en vitesse, alors qu’ils ne savent même pas où ils vont être relogés, et risquent de se retrouver parfois à des dizaines de kilomètres* de leur dernier lieu d’habitation. Celles qui ont trouvé du travail à Nantes, celles qui ont des rendez-vous médicaux ou à la préfecture, se sont retrouvées au pied du mur. On fait aussi fi des liens de sociabilité, de solidarité et des repères que ces personnes avaient construits avec le temps. 

Plusieurs habitant·e·s de la maison du peuple sont maintenant parti·e·s. Certains sont restés, refusant le traitement qui leur était réservé. Demain d’autres personnes arriveront certainement, car malheureusement le nombre de personnes qui se retrouvent à la rue ne cesse d’augmenter et le rythme de paupérisation s’accélère. Plus que jamais, il est nécessaire de préserver un centre social autogéré en plein cœur de ville, un espace de convivialité, de solidarité qui mêle accueil, soins, culture, causes politiques et sociales. La Maison du peuple est un lieu qui reconnaît l’autonomie des personnes, toutes les personnes qui y viennent et offre un espace pour gagner en autonomie collective. La MDP est un des communs de Nantes qui luttent contre la gentrification et la marchandisation de la ville, tout en inventant un modèle social fondé sur l’autonomie.

À nous de le défendre et de la faire vivre, aujourd’hui comme demain !  

*Les “hommes isolés”, d’après le vocabulaire de la préfecture, ont été relogés à Préfailles, à 60 km de Nantes.

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/03/que-vive-la-maison-du-peuple/feed/ 0
PROJET DE FUTUR CHU : RÉACTION À LA RÉPONSE DU GOUVERNEMENT AU SÉNAT https://blogs.nantesencommun.org/2021/01/22/projet-de-futur-chu-reaction-a-la-reponse-du-gouvernement-au-senat/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/01/22/projet-de-futur-chu-reaction-a-la-reponse-du-gouvernement-au-senat/#respond Thu, 21 Jan 2021 23:39:07 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3077 🖊 Cher gouvernement,
Mardi dernier, une question vous a été posée au Sénat au sujet du projet de futur CHU à Nantes. Pas que nous attendions une réponse extraordinaire de votre part, mais nous sommes tout de même consterné·e·s par votre attitude désinvolte !

Une fois encore, vous nous avez témoigné tout votre mépris. Mais cette fois, en plus, vous étiez à côté de la plaque. À notre inquiétude quant au nombre de lits, au nombre de soignants et à la surface disponible pour répondre au besoin de près de 2 millions d’usager·e·s, vous nous opposez des termes marketing incantatoires : “évolutivité” et “modularité”. À notre interpellation concernant le gaspillage d’1 milliard d’€ pour un transfert sur une zone inondable et peu accessible, vous récitez les éléments de langage de la direction du CHU sans même passer par le dictionnaire des synonymes pour faire semblant d’y avoir réfléchi.

Non il n’est pas possible de sortir des lits d’un coup de baguette magique sur une surface aussi limitée, surtout que les lits doivent s’accompagner du personnel nécessaire pour prendre en charge les patient·e·s supplémentaires ! Peut-être est-il déjà prévu d’occuper la Cité Des Congrès à la prochaine épidémie ?

Les arguments rationnels contre ce projet sont innombrables et plus on avance plus la liste s’allonge.Mais ce n’est pas cela qui fera reculer le gouvernement.

🔴 Bloquer ce projet passe nécessairement par des mobilisations locales et nationales, mettant en lien des luttes similaires partout en France (notamment via la Collectif Inter-Hôpitaux que nous soutenons). Parce que se battre pour l’hôpital public nantais c’est se battre pour tous les hôpitaux qui voient le nombre de lits et de soignant·e·s se réduire.Alors organisons-nous localement à travers le Collectif Stop au transfert du CHU de Nantes !

➡ Rendez-vous samedi 6 février !

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2021/01/22/projet-de-futur-chu-reaction-a-la-reponse-du-gouvernement-au-senat/feed/ 0
Fête Not Dead ! Rêve Party de la résistance. https://blogs.nantesencommun.org/2021/01/17/fete-not-dead-reve-party-de-la-resistance/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/01/17/fete-not-dead-reve-party-de-la-resistance/#respond Sun, 17 Jan 2021 20:47:48 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3073 Samedi 16 janvier 2021, premier jour de ce nouveau confinement partiel, troisième manifestation contre la Loi Sécurité Globale mais aussi contre la loi séparatisme et plus généralement contre ce gouvernement et son monde.

Rassemblement à 14h30 encore, devant la préfecture, sous la pluie, morosité ambiante. Peut-être même que la lassitude et le doute commencent à gagner les esprits, après tant de samedis passés à faire le traditionnel tour, Commerce – Cours St André – Préfecture dans un sens ou l’autre. Tout ça pour voir nos libertés toujours plus surveillées, restreintes, pour assister à l’emprise d’un pouvoir toujours plus violent, oppresseur.

Et pourtant, la magie. À Nantes, comme à Paris et à Lille :

Sûrement que le besoin d’être ensemble, le manque de convivialité après des fêtes en mode sacrifiées, l’envie de se retrouver pour se soutenir dans la crise, malgré la météo, malgré les forces de l’ordre qui nous talonnent, auront donné naissance à la résistance festive. Le refus d’être réduit·e·s à “consomme-travaille-et-crève” est toujours plus fort. Le mélange des genres aura eu un effet surprise : l’adaptabilité face à la situation, la désinvolture provocante face aux stratégies des forces de l’ordre : manif coupée en deux, lacrymo, canons à eau ? Ok, on s’arrête là et on fait la teuf, ici et maintenant. Forces de l’ordre qui se retrouvent désarçonnées, symboliquement désarmées devant tant d’insouciance et de joie de vivre, dans l’instant et à 140 BPM. L’autorité n’aura pas notre enthousiasme, nos élans et nos désirs. Nous créerons nos brèches de liberté nous-mêmes.

Danser aujourd’hui en France c’est risquer la prison comme si on était responsable de la surcharge des services de réanimation, plus que les ministres de la santé avec leurs tableaux comptables.

Danser aujourd’hui à Nantes c’est bien plus que ça… pensées pour Steve. 

Depuis 30 ans la jeunesse emmerde le front national, la jeunesse oubliée dans les quartiers, la jeunesse qui n’a pas le droit de rêver pour inventer un autre futur, dont on voudrait casser les espoirs.

Provocation, création, improvisation contre désespérance et résignation.

Jeunesse Debout Soulève-toi !

“Dansez, dansez, dansez, sinon nous sommes perdus”. Pina Bausch

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2021/01/17/fete-not-dead-reve-party-de-la-resistance/feed/ 0
Expulsion du squat de Talensac, 1er jour de l’hiver https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/21/expulsion-du-squat-de-talensac-1er-jour-de-lhiver/ https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/21/expulsion-du-squat-de-talensac-1er-jour-de-lhiver/#respond Mon, 21 Dec 2020 12:28:46 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3067

Lundi 21 décembre, solstice d’hiver, quatre jours avant Noël, la police expulse le squat de Talensac, rue Moquechien, où vivent plus d’une centaine de personnes, dès 8h du matin. 

Une fois de plus, on gère les personnes comme des objets, les déplaçant d’un endroit à un autre, sans les prévenir, sans leur laisser une chance de se préparer. Des méthodes toujours aussi déshumanisantes. Dans une métropole qui cherche à devenir toujours plus attractive, on accueille mieux les riches investisseurs étrangers qui veulent embourgeoiser et gentrifier la ville au détriment de 90% de ses habitant·e·s, plutôt que des personnes qui fuient la guerre et qui cherchent simplement un logement et des conditions de vie dignes.

Pire, les bâtiments semblent être mieux traités que les personnes. 

A priori ces personnes vont être relogées dans l’ancienne Auberge de la Manu qui a fermé définitivement ses portes lors du premier confinement. On se souvient du conseil municipal d’octobre : un Centre International de Séjour devrait ouvrir en 2023 pour remplacer l’auberge de jeunesse, en plus grand, plus beau, plus attractif, plus européen, dans le nouveau “cœur métropolitain” (le futur centre-ville choisi pour nous, sans nous).

Quelle urgence à expulser ces personnes exilées le premier jour de l’hiver ? En pleine période de fêtes, où il est traditionnellement question de générosité, de partage et de chaleur des foyers ? Cette expulsion signifie très probablement le début du projet immobilier prévu à la place du gymnase. En effet, le lieu a été racheté par COVIVIO, “l’opérateur européen de référence qui accompagne (…) les territoires dans leurs enjeux d’attractivité”. Un magnat de l’immobilier qui œuvre en Europe de l’Ouest, pèse 24 milliards d’euros et compte parmi ses actionnaires Black Rock et la BNP.

En plein centre-ville, l’opération prévue devrait être bien juteuse et transformer le quartier sans que nous sachions ce qui est prévu, sans que nous ayons notre mot à dire. 

La ville continue de se faire sans nous, et contre nous, en particulier contre les personnes les plus précarisées. Les squats, en participant à la réappropriation de l’espace urbain et en ayant recours à l’auto-organisation, sont une forme de lutte contre la métropolisation. L’attractivité se fait systématiquement au profit des investisseurs et des promoteurs. Les squats nous obligent à considérer la question de l’accès au logement pour toutes et tous et révèlent les projets clinquants conçus discrètement par ceux qui investissent dans la ville, au détriment des gens qui y vivent.

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/21/expulsion-du-squat-de-talensac-1er-jour-de-lhiver/feed/ 0
AMAZON AU SUD DE NANTES – HALTE À LA MÉTROPOLISATION https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/07/amazon-au-sud-de-nantes-halte-a-la-metropolisation/ https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/07/amazon-au-sud-de-nantes-halte-a-la-metropolisation/#respond Mon, 07 Dec 2020 09:45:33 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3060 Samedi 28 novembre, nous étions plus de 2 000 personnes à manifester à Montbert pour dire non à l’installation d’Amazon dans cette commune d’un peu plus de 3 000 habitants.

De nombreux Nantais·es étaient présent·e·s à ce rassemblement, dont un certain nombre de membres de Nantes en commun, et c’est important de le souligner, car l’installation de cet entrepôt à 20 km de Nantes — principal pôle de consommation — est bien une des conséquences de la politique de métropolisation menée depuis trop longtemps par Nantes métropole.

À ce titre, les paroles du maire de Montbert — qu’on ne soutiendra pas pour autant, loin s’en faut — sont éloquentes : 

“À Montbert, on n’a plus de petits commerces, hors de l’alimentaire. La métropole de Nantes a tendu les bras aux grands centres commerciaux, et on a perdu tous nos magasins”.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/au-sud-de-nantes-implantation-d-amazon-a-montbert-on-ne-peut-pas-faire-fi-de-1-500-emplois-75970d76-2b34-11eb-a48d-40055a629ed4

Les petites villes sont fortement impactées par les choix de développement de Nantes et donc, par la métropolisation : leurs commerces, leurs logements, leur croissance démographique… Dans un contexte de réduction des dotations d’État et donc des budgets des collectivités territoriales, pour ne pas sombrer, les villes entrent tentent par tous les moyens d’attirer à elles des entreprises, quelles qu’elles soient et quel que soit leur impact — c’est ce qu’on appelle “l’attractivité”. Parce que qui dit nouvelles installations d’entreprises, dit recettes fiscales. Dans la cas de Montbert, Amazon va rapporter à la commune 1M€ par an, soit 5 fois le budget d’investissement de la commune !

Par conséquent, la métropole et en particulier la ville de Nantes ont une responsabilité et font face à un choix décisif : soit continuer à aspirer toute l’énergie et les ressources du territoire, faisant alors entrer les communes alentours dans une spirale infernale et les encourageant à mener des projets aux impacts négatifs pour s’en sortir tant bien que mal. Soit, amorcer un tournant écologiste pour la métropole et pour le territoire.

Souvenons-nous qu’il y a quelques mois seulement un entrepôt de 10 000 m2 a ouvert à Carquefou pour “le dernier kilomètre” de livraison jusqu’au client final et que ce projet a été mis en place par les services de Nantes métropole…

Cessons de considérer les territoires alentours comme des territoires servant une métropole toute puissante. Considérons la métropole et ses territoires comme interdépendants, comme un écosystème œuvrant pour un autre modèle. Construisons des villes qui, plutôt que de regarder les autres métropoles et les classements, regardent leur territoire et se concentrent sur le développement de son autonomie, de sa résilience et du bien vivre de ses habitants et habitantes.

La ville de Nantes et la métropole doivent être les têtes de proue d’un virage pour le territoire, sinon des projets écologiquement et socialement délétères comme celui de Montbert continueront de se multiplier…

Quels impacts, concrètement, aura l’installation d’Amazon à Montbert ? 

L’argument principal des promoteurs du projet : l’emploi ! 2 500 personnes devraient travailler dans cet entrepôt qui ne dormira jamais, où 80% de l’activité sera robotisée et où il est question de traiter des produits majoritairement manufacturés à des milliers de kilomètres.

Amazon est connu pour ses conditions de travail loin d’être reluisantes : contrôles incessants des supérieurs, rythmes ultra cadencés, interdiction de parler ou de se rendre aux toilettes… Ce n’est qu’un aperçu du quotidien des personnes travaillant pour cette multinationale. Sans compter le développement d’emplois précaires à travers les statuts d’intérimaires et d’auto-entrepreneurs qui représentent souvent la moitié des postes d’Amazon.

Or, concernant le cas spécifique d’Amazon, il est démontré qu’un emploi créé par cette structure équivaut à la perte de 2.2 emplois pour le commerce de proximité, due, entre autres, à une productivité bien supérieure que celle d’un salarié de boutique — résultante  d’un rythme effréné et minuté composé de tâches répétitives et physiquement pénibles.

D’un point de vue écologique, rien que le nombre de transports afférents à cette nouvelle plateforme donne un aperçu de son lot de pollution et de nuisances avec 220 camions et 2 200 voitures par jour estimés.

Ces modèles révèlent une nouvelle fois leur aspect délétère et pourquoi il est important de se mobiliser pour agir pour un autre monde, plus solidaire pour tou·te·s, ici et maintenant. 

De quoi parle-t-on, exactement ? 

Un entrepôt de 185.000 m² pour 50 0000 m² au sol sur 4 étages, long de 318 mètres et haut de 23,5 mètres sur une parcelle de 14,5 hectares stockant 113.000 m3 de marchandises… difficile de se rendre compte tant ces chiffres paraissent démesurés.

Ils traduisent le projet d’implantation de l’un des plus gros sites français de stockage de la multinationale Amazon et le second sur la région avec celui de Carquefou, ouvert il y a tout juste 1 an (le 07 octobre 2019).

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/07/amazon-au-sud-de-nantes-halte-a-la-metropolisation/feed/ 0
Interview Télénantes de Margot pour Nantes en commun le 2 décembre 2020 https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/07/interview-telenantes-de-margot-pour-nantes-en-commun-le-2-decembre-2020/ https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/07/interview-telenantes-de-margot-pour-nantes-en-commun-le-2-decembre-2020/#respond Mon, 07 Dec 2020 09:36:51 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3055 Mercredi 2 décembre 2020, Margot Medkour était invitée sur Télénantes Quelle est l’actualité de Nantes en commun ?

Mobilisation « Stop au transfert du CHU de Nantes » pour demander la mise en pause de ce projet qui prévoit la suppression de lits et de postes de soignant•e•s

Constitution d’une contre-mairie habitante pour maintenir un regard sur les actions de la majorité et proposer nos solutions.

Initiation de nos outils d’autonomie : fournisseur d’énergie local, coopérative alimentaire et l’ Institut Nantais d’Études et d’Action#Nantes#nantesencommun

À retrouver ici : https://www.telenantes.com/nantes-soir/article/que-devient-le-collectif-nantes-en-commun

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2020/12/07/interview-telenantes-de-margot-pour-nantes-en-commun-le-2-decembre-2020/feed/ 0
SÉCURITÉ GLOBALE & VIOLENCES POLICIÈRES : LAISSEZ-VOUS RESPIRER ! https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/27/securite-globale-violences-policieres-laissez-vous-respirer/ https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/27/securite-globale-violences-policieres-laissez-vous-respirer/#respond Fri, 27 Nov 2020 16:00:54 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3052 “Sans ces vidéos, je serais en prison” a reconnu Michel Zecler, le producteur tabassé et insulté par la police samedi dernier.

L’article 24, adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale prévoit d’interdire la diffusion d’images qui pourraient porter “atteinte à l’intégrité physique ou psychique” des forces de police.
Alors que lorsque ces images prouvent qu’il y a atteinte à l’intégrité physique et psychique de personnes racisées, elles devraient disparaître ?

On ne cesse de renforcer les pouvoirs de la police et le sentiment d’impunité de ses représentants.

Aboubacar Fofana, Adama Traoré, Théo, aujourd’hui Michel Zecler et les personnes qui avaient trouvé un abri place de la République à Paris… Combien de témoignages, de vidéos, de mobilisations, de cris, faudra-t-il pour que les injures racistes, les coups, les passages à tabac, et pire ne cessent ? Combien de temps encore pour que nous prenions toute la mesure de la violence et du racisme dans la police et dans la doctrine de maintien de l’ordre de l’État français ?

“Laissez-nous respirer” : laissez nous manifester, laissez respirer la démocratie, laissez respirer la liberté de la presse, la liberté de diffuser les actes choquants faits au nom d’un prétendu « ordre républicain ». Laissez respirer les personnes racisées qui continuent de subir le racisme de la police et bien d’autres problèmes systémiques.

Après cette semaine révoltante, RDV à 17h30 à la préfecture pour dire notre indignation et notre opposition au projet de loi Sécurité Globale. Non seulement l’article 24, mais aussi tout le projet.

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/27/securite-globale-violences-policieres-laissez-vous-respirer/feed/ 0
Confinement II : déconfinons nos libertés et continuons à bâtir un autre monde https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/02/confinement-ii-deconfinons-nos-libertes-et-continuons-a-batir-un-autre-monde/ https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/02/confinement-ii-deconfinons-nos-libertes-et-continuons-a-batir-un-autre-monde/#respond Mon, 02 Nov 2020 18:48:43 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3046 Le premier confinement fut celui de la sidération. Et cette sidération ne s’est pas arrêtée avec le confinement, puisque nous sommes allés d’adaptations en adaptations. En quelques mois, bien des éléments de nos vies ont changé, nos situations financières se sont aggravées, la galère et la débrouille se sont un peu plus normalisées, et nous avons dû modifier jusqu’aux gestes les plus simples et les plus automatiques : se parler, montrer de l’affection à quelqu’un, sourir à un passant, vouloir aider quelqu’un dans la rue sans risquer de le contaminer…

Pendant le premier confinement, de nombreux appels à un autre monde ont été lancés. Las, au déconfinement, c’est comme si la période et ses rêves n’étaient qu’une parenthèse bien vite refermée : tout reprit de plus belle et l’expression “monde de demain” devint vite has been. Pour un autre monde, vous repasserez messieurs dames les idéalistes ! 

Pire, le gouvernement et les politiques ont appuyé sur l’accélérateur comme s’il fallait se dépêcher avant la prochaine crise, comme si nous étions pris dans une folle spirale auto-destructrice. 

  • Plutôt que de restructurer une santé de proximité, accessible à toutes et à tous, partout sur le territoire — parce que c’est cela qui nous a fait défaut — on se contente de mettre un peu plus d’argent dans l’hôpital public, sans réel changement, sans sortir des logiques de marchandisation et de néomanagement de la santé. 
  • Plutôt que de développer une autre économie, plus respectueuse des personnes et de la planète, on continue de soutenir, sans contre-partie, les grosses entreprises d’hier, aux business polluants, aux fiscalisations douteuses et aux méthodes de management critiquables. On aide les gros et on fait plonger les petits dans la crise, on laisse miettes et mépris aux plus pauvres qu’on laisse se paupériser. 
  • Plutôt que d’œuvrer pour une société plus libre, fondée sur la confiance en l’autre, l’autonomie et l’auto-organisation collective, on s’attaque aux libertés, même en dehors du confinement. Et ce, pour ne pas entraver la marche de l’économie d’hier. Le gouvernement prétend savoir ce qui est bon pour nous dans tous les pans de notre vie : comment on doit s’instruire, ce qui est essentiel dans nos vies, quand il faut manifester ou non,… 

Localement, ces crises systémiques ont leurs déclinaisons : 

  • La crise sanitaire et les politiques d’austérité frappent durement le CHU de Nantes et les perspectives d’avenir ne sont pas plus douces. Pendant la crise sanitaire, les fermetures de lits se sont poursuivies (plus d’une centaine !). Les conditions de travail ne cessent de se détériorer, impliquant une dégradation des soins : on paie les étudiants et stagiaires au lance-pierre pour le même travail que les titulaires ; on fait travailler des soignants positifs au covid-19 parfois même lorsqu’ils ont des symptômes ; les arrêts maladies (240 000 jours en 2019 !), les burn out et maladies professionnelles ne cessent d’augmenter. Le projet de déménagement du CHU ne fera qu’empirer la situation car sont prévues la suppression de 280 lits et de 400 postes, une antenne unique sur une zone inondable, quatre fois plus petite que les surfaces aujourd’hui utilisées par les sites Hôtel-Dieu et Laënnec dont la destruction est prévue. 
  • À Nantes et dans la région, plutôt que de sanctuariser les terres qui pourraient nous nourrir, on laisse le BTP continuer à se régaler en bétonnant les terres arables ainsi que les terres humides. Au Carnet, à Donges, à la ZAC Doulon-Gohards, à La Chapelle-sur-Erdre et ailleurs, des terres sont menacées. Les mobilisations parviennent parfois à faire reculer les bulldozers, mais pour combien de temps…? 
  • La ville continue de se faire sans nous : ici un bâtiment disparaît, là tout un quartier est redessiné, et là-bas c’est la ville qui se métamorphose sans qu’on ne comprenne bien comment, ni pourquoi, et surtout sans qu’on puisse en discuter. Pendant ce temps, les habitant·e·s sont de plus en plus nombreux à avoir du mal à trouver un logement dont le loyer est supportable, à accéder à une nourriture de qualité sans se ruiner et à obtenir un rendez-vous avec un médecin près de chez soi. Pourtant, ce ne sont pas les solutions qui manquent pour démarchandiser les réponses à nos besoins essentiels et garantir leur accès à toutes et à tous. 

Au niveau national, comme au niveau local, dé-confinons nos voix et nos libertés pour faire reculer toutes ces politiques obsolètes et irréalistes. Dé-confinons nos banderoles, nos stickers, nos affiches, investissons les rues de nos messages pour montrer que nous sommes là. Si nos corps sont confinés, nos imaginaires bouillonnent, et nous sommes prêts à construire un ailleurs enthousiasmant. Alors continuons à nous auto-organiser pour construire un autre monde, ici et maintenant. 

  • Face à la crise sanitaire, protégeons nos soignants et luttons contre la destruction de nos hôpitaux à Nantes 
  • Face aux crises sociales, ne cédons pas et créons des communautés d’entraide à l’échelle de notre quartiers, de notre rue ou de notre immeuble. 
  • Face à la mise en danger de nos libertés ne laissons pas l’idéal démocratique se confiner. Continuons à porter notre voix. 
  • Face à ces crises, continuons à bâtir un autre monde, ici et maintenant. Continuons à construire Nantes en commun. 
]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/02/confinement-ii-deconfinons-nos-libertes-et-continuons-a-batir-un-autre-monde/feed/ 0
Confiné·e·s dehors ? https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/02/confine%c2%b7e%c2%b7s-dehors/ https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/02/confine%c2%b7e%c2%b7s-dehors/#respond Mon, 02 Nov 2020 18:34:33 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3043 Ces dernières semaines ont vu l’accélération des procédures d’évacuations de squats à Nantes, comme à Donges, Rezé, St- Nazaire et Angers. Des exilé·e·s, des personnes privées de logement, des collectifs militants ou artistiques, ont été mis à la rue par les forces de l’ordre sans qu’aucune mobilisation ou pétition ne puisse infléchir la procédure. Les appels à la compassion, aux négociations, les demandes urgentes de relogement n’ont pas abouti, face à la violence de l’amendement anti-squat de la loi ASAP, voté le 2 octobre dernier. Une loi implacable qui facilite les procédures d’expulsions administratives des squatteurs, sans avoir recours au tribunal. Une nouvelle période de confinement vient d’être décrétée pour endiguer l’épidémie du coronavirus, l’état d’urgence est prolongé, l’hiver arrive, la question se pose : comment peut-on envisager laisser des hommes, des femmes et des enfants dormir dehors ? Que deviennent les personnes sans abri mises à la rue après l’expulsion du squat de l’Ambassade, de la Commune et celles qui ont été délogées de leur tente par la Police Municipale ? Les pouvoirs publics se sont-ils saisis de leur mission de protection des populations ? Comme les associations le DAL 44, la LDH Nantes et L’Autre Cantine le réclament, il devient urgent de proposer des solutions pérennes et humaines pour les personnes à la rue. Mettons les gens à l’abri pour l’hiver :

  • Réquisition de bâtiments vides, dans conditions dignes (chauffage, eau courante).
  • Pas d’expulsion sans relogement pérenne
  • Fin du délogement des personnes à la rue par les forces de Police.
]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2020/11/02/confine%c2%b7e%c2%b7s-dehors/feed/ 0
Conseil municipal du 9 octobre – Nos réactions https://blogs.nantesencommun.org/2020/10/08/conseil-municipal-du-9-octobre-nos-reactions/ https://blogs.nantesencommun.org/2020/10/08/conseil-municipal-du-9-octobre-nos-reactions/#respond Thu, 08 Oct 2020 17:56:59 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3030 Les 100 premiers jours de la majorité

Après ces 100 premiers jours d’exercice du pouvoir conjoint, qu’en est-il du “vrai cap commun, avec un cap clair” énoncé par Julie Laernoes et qui allait “au-delà de [ses] espérances” ? La semaine dernière, l’ancienne tête-de-liste EELV se plaignait ainsi de l’accélération du projet du transfert de CHU et d’apprendre dans la presse le début des travaux en octobre. Deux semaines auparavant, son groupe n’avait que peu goûté  l’interview de Pascal Bolo, le nouveau monsieur sécurité de la mairie, qui assimilait délinquance et migrants. Avec le son et l’image, cela donnait ces derniers jours la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant la police municipale déloger des migrants et leur confisquer leurs biens, les abandonnant ainsi à eux-mêmes et à la rue. 

La mission de la police municipale n’est pas de déloger des sans-abris et de leur confisquer leur matelas. N’a-t-elle pas matière à travailler avec l’insécurité croissante dans la ville ? Cette majorité municipale utilise comme caution des élus comme Christophe Jouin pour se donner une image humaniste : peut-on y croire encore ?

La nature n’est pas en reste. Après une respiration due au confinement et au début de mandat, tous les projets de bétonisation et d’artificialisation des sols ont repris de plus belle. Et c’est la métropole qui en est un commanditaire plus ou moins direct : les travaux pour le CHU sur l’île, la ZAC Doulon-Gohards où malgré la publicité autour de l’installation de fermes urbaines, on ne saurait oublier les hectares de terres maraîchères sur le point d’être artificialisées ; la ZAC du Bas-Chantenay et le virage touristique de ce quartier historiquement ouvrier. Plus loin, le projet du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire au Carnet où 110 ha dont 51 ha de zones humides vont être bétonnées, et l’installation d’une unité d’exploitation de l’usine polluante Carboloire sur 58 ha de terres arables, autorisée par la CARENE à Donges. Construisons d’abord, réfléchissons ensuite.

L’impératif est aussi social et si nous saluons les mesures d’urgences sociales qui ont été mises en place au moment du déconfinement, les mesures de long terme pour lutter contre la paupérisation d’une partie de la population nantaise, elles, ne sont pas au programme des prochains mois. Les prix des loyers ne cessent d’augmenter et la majorité refuse tout encadrement des loyers, en plaidant que ce ne serait pas adapté à Nantes — les élus de la majorité semblent tellement déconnectés de la réalité des Nantais·es. 

Mais que peut donc bien vouloir dire “social-écologie” dans la bouche de Johanna Rolland ? Si des mesures d’urgence vont dans le bon sens, forcées par le contexte de crise, on est bien loin d’un changement de modèle et d’un tournant écologiste à Nantes ! 

Sur la 5G et la promesse de campagne autour du moratoire issue de la fusion avec EELV, la position de la mairie n’est que trop floue. Comment la maire de Nantes souhaite mettre la pression sur l’Etat ? Le souhaite-t-elle vraiment ? S’agira-t-il de gagner du temps avec des conventions citoyennes et d’éteindre temporairement toutes oppositions ? Nous y serons vigilants car entre les discours et les actes de Johanna Rolland et Julie Laernoes, le fossé est toujours plus grand, jusqu’à se décrédibiliser et décrédibiliser la parole politique.  

Ce qui a retenu notre attention — Nos réactions 

1/ Sécurité 

Nantes en commun s’oppose à la décision d’armement des policiers municipaux de pistolets à impulsion électrique, d’autant que ce choix n’est pas adapté à la situation actuelle. Comme l’indique l’article du Point paru le 8 octobre, alors même qu’on augmente la capacité répressive des forces de l’ordre en centre-ville et qu’on installe toujours plus de caméras, l’insécurité a augmenté. Il n’y a pas nécessairement de lien de causalité entre l’une et l’autre, néanmoins, on peut en déduire l’inefficacité du “tout répressif”. Le principal problème pointé par les Nantais·es est bien l’insécurité la nuit, particulièrement en centre-ville. Or, les mesures de répression n’empêchent pas les agressions. Nous n’avons pas besoin de plus d’armes, ni de répression, mais de prévention. Et d’ailleurs, c’est censé être précisément la mission de M. Talledec, chargé de la “Prévention de la délinquance”. Une présence rassurante, non nécessairement policière d’ailleurs, permettrait d’éviter les agressions en centre-ville, notamment à Commerce, Bouffay et Foch. Pourquoi ne pas expérimenter le projet de Maison de la nuit que nous portions lors des municipales ? Ou une présence de personnes médiatrices la nuit, accessibles et rassurantes ? 

2/ Extension de l’école Ange Guépin

Nous sommes sceptiques à l’égard du projet de restructuration et d’extension de l’école Freinet Ange Guépin. Installée dans le quartier de Malakoff, cette école ne compte plus que 25% d’élèves du quartier parmi ses effectifs, mais attire des familles d’autres quartiers nantais. Il s’agit d’un équipement situé dans un quartier populaire, avec une pédagogie alternative non élitiste, qui ne profite pas prioritairement aux habitants du quartier comme il le devrait. Pire, le projet d’extension implique l’artificialisation d’une partie du parc de la Roche. On va donc priver les habitants d’une partie de la nature, dans un quartier qui subit déjà les pollutions de la chaufferie bois et de la route pour pouvoir accueillir davantage d’enfants, mais d’où ? 

Cherchons des alternatives à l’artificialisation et des moyens de garantir que l’école Ange Guépin s’adresse principalement aux enfants du quartier. Plus globalement, pourquoi ne pas faciliter la création d’écoles Freinet à Nantes et dans la métropole ? C’est bien parce qu’il n’y a qu’une seule école de ce type, qu’il y a une telle concurrence pour y entrer — concurrence qui exclut les habitants de Malakoff. 

3/ La fermeture de l’Auberge de jeunesse de la Manufacture  

L’unique auberge de jeunesse de Nantes, située à la Manu, est définitivement fermée. Or, le Centre international de séjours nantais qui remplacera cette auberge n’ouvrira pas avant 2023. L’auberge de la Manu répondait à plusieurs besoins : c’était un recours pour les étudiants arrivant à Nantes et peinant à trouver un logement (ce qui est de plus en plus le cas), mais aussi pour les personnes à la rue. Ce lieu accueillait également les associations en leur proposant des salles pour se réunir. Cette fermeture abrupte et sans autre solution derrière se fait au mépris des usages existants et des liens sociaux qui s’étaient tissés autour de ce lieu. Pourquoi ne pas le maintenir ouvert en attendant ? Quels sont les projets autour de ce lieu ? Nous encourageons la majorité actuelle à utiliser cet espace pour accueillir des personnes à la rue, étant donné le fait qu’il est parfaitement adapté pour cela. 

Concernant le futur projet de Centre International de Séjours Nantais. Nous le saluons. Néanmoins nous posons la question de la pertinence de cette tendance à vouloir créer des structures de grande ampleur qui centralisent un même type d’activité en un seul lieu (Europa Nantes, le projet des 5 ponts,…). On construit de grands pôles qui, avec un budget conséquent et un unique gestionnaire, tendent à se bureaucratiser. Au contraire, on pourrait penser des établissements de taille moyenne, répartis sur tout le territoire, cultivant chacun leur spécificité et une proximité avec les habitants. 

Ces projets sont pensés, une fois de plus, comme des vitrines pour Nantes, dans la logique d’attractivité qui guide le pouvoir municipal et métropolitain.  

2/ Libre Usine 

Si la création d’une nouvelle scène nationale à Malakoff est une bonne nouvelle, nous resterons très attentifs à sa mise en œuvre. Les équipements publics au sein de zones résidentielles doivent réserver une place pour les habitants du quartier, en particulier dans les quartiers populaires où la culture ne doit pas être utilisée comme un moyen de gentrification. Comment ? En faisant de la médiation sociale, en permettant aux habitants de définir une partie de la programmation,en faisant de ces lieux des lieux de vie de proximité, en accueillant des activités qui font que les habitants, en particulier les jeunes, osent pousser les portes du lieu. Un élu communiste à la culture devrait avoir à cœur de faire des lieux culturels des communs ! 

Ce qui n’était pas à l’ordre du jour 

1/ Expulsions 

Personne à la rue, voilà une belle promesse de campagne (n°201) : “Cet engagement fort de la ville de Nantes doit s’inscrire dans une mobilisation générale de tous les pouvoirs publics afin que personne ne reste à la rue dans la 6e ville de France.”.

A l’approche de la trêve hivernale, la police et les propriétaires redoublent d’efforts (parfois en recourant à la violence !) pour expulser les squatteurs ou des locataires désargentés, sans aucune proposition de relogement. On assiste à des scènes terribles de dévitalisation des logements (bris des murs, des toits et des équipements de première nécessité) alors que ces logements auraient encore pu être occupés pendant l’hiver. On semble aujourd’hui davantage préoccupé par le fait de maintenir la hausse du prix du mètre carré que de répondre à l’urgence sociale des personnes à la rue. L’engagement de campagne en faveur du logement est le grand absent de ce conseil municipal. Il est urgent que la mairie se saisisse du sujet. D’autant que la loi anti-squat va empirer la situation actuelle. Recensons tous les logements inoccupés, incitons les propriétaires à concéder des baux temporaires, mettons fin aux expulsions et condamnons fermement la violence exercée contre les occupants. 

 2/ L’encadrement des loyers

À quand la mise en place de l’engagement n°197 sur l’encadrement des loyers ? A l’approche du deuxième conseil municipal, aucune mesure n’a été envisagée pour mettre en œuvre cette politique. Si la mairie n’a pas repéré les “situations de tension” justifiant un encadrement des loyers, nous, si. Cette mesure est une mesure d’urgence pour les Nantaises et Nantais qui voient les loyers augmenter et dont certains peinent à changer de logement parce qu’ils ne trouvent plus d’appartements compatibles avec leurs revenus. La crise sanitaire et économique ne font qu’accentuer le problème, il est urgent d’agir. D’autres maires amis de la majorité nantaise ont déjà mis en place ce dispositif de la loi Elan : à Montpellier, Michaël Delafosse l’a fait voter le 15 septembre dernier pour sa ville. Pourquoi tant de réticences à Nantes ? 

3/ Une relance du débat sur le CHU 

Johanna Rolland veut lancer une convention nantaise sur le monde de demain pour tirer les leçons de la crise sanitaire. Pourquoi ne pas commencer par ouvrir un débat sur l’hôpital et le projet sanitaire nantais ? Le personnel soignant jusqu’ici peu au courant du projet de regroupement et transfert du CHU, est de plus en plus inquiet et sceptique. Un grand nombre de syndicats et forces politiques locales tirent la sonnette d’alarme depuis des mois et, malgré la crise sanitaire qui a montré la non viabilité du projet, la maire et présidente du conseil de surveillance du CHU accélère le processus. Pourtant Olivier Véran avait lui-même évoqué la nécessité de réévaluer les projets hospitaliers en cours, à l’aune de la crise sanitaire qui vient renouveler la pensée hospitalière. Ce projet est trop sérieux pour que l’on fasse fi d’un débat posé. 

Alors appuyons sur pause, rassemblons les acteurs concernés et les habitants autour de la table pour repenser le projet de santé, garantir la conservation du nombre de lits et de postes, réfléchir aux moyens d’améliorer les conditions de travail du personnel soignant, avant de débattre des locaux et de la localisation.   

4/ Un vrai moratoire avec des garanties sur la 5G ? 

Si la mairie veut, elle peut ! Alors que le déploiement de cette technologie soulève de légitimes et vives interrogations chez les citoyens, la maire de Nantes tarde à clarifier sa position. Le moratoire, engagement de campagne issu de l’accord au second tour avec EELV, n’en est pour l’instant qu’au stade de promesse et les associations s’en inquiètent alors que les attributions de fréquences viennent d’avoir lieu et que les opérateurs ont désormais le champ libre. 

Mais dans la 3e ville de France en termes d’emplois numériques, souhaite-t-on vraiment se passer de cette technologie ? C’est toute la question… Le moratoire et le rapport de force sont l’unique porte de sortie de ce passage en force anti-démocratique.   

5/ Le protoxyde d’azote  

On observe une recrudescence de l’usage détourné du protoxyde d’azote, chez des collégiens, lycéens et étudiants avec des consommations répétées, au long cours et en grandes quantités, contribue à expliquer la gravité des dommages signalés récemment. Il ne s’agit ni de dramatiser ni de banaliser cet usage. Nous encourageons le travail de formation des partenaires éducatifs et sociaux, l’information des familles et la sensibilisation des commerçants. Le sujet peut être abordé dans le cadre du Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance par exemple.

Plusieurs municipalités, dont Nîmes, Aulnay-sous-Bois et Valenciennes, ont pris un décret visant à interdire la vente des capsules de protoxyde d’azote aux mineurs, sur le modèle de la loi votée au Sénat en 2019, sans attendre l’étude du texte à l’Assemblée. Pourquoi Nantes ne les emboîterait-elle pas le pas ? 

Pour rappel, le programme électoral de la majorité en place indiquait dans la mesure 139 la création d’un “plan de prévention des addictions aux stupéfiants avec la création d’un appel à projet annuel finançant des actions de prévention proposées par les acteurs.” L’opportunité de cette proposition n’est pas à démontrer.

]]>
https://blogs.nantesencommun.org/2020/10/08/conseil-municipal-du-9-octobre-nos-reactions/feed/ 0