Les blogs de Nantes en commun·e·s https://blogs.nantesencommun.org Espace de débats et d'exploration de Nantes en commun·e·s Mon, 03 May 2021 19:44:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://blogs.nantesencommun.org/wp-content/uploads/sites/2/2019/09/g821-150x150.png Les blogs de Nantes en commun·e·s https://blogs.nantesencommun.org 32 32 FUTUR CHU : ACTION CONTRE LA SUPPRESSION DES LITS https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/26/futur-chu-action-contre-la-suppression-des-lits/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/26/futur-chu-action-contre-la-suppression-des-lits/#respond Mon, 26 Apr 2021 07:30:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3120 🔴 Action organisée samedi 24 avril pour dénoncer la suppression de 231 lits et 400 postes de soignant•e•s lors du futur transfert su CHU sur l’Ile de Nantes. Un projet poussé par le gouvernement et encore soutenu par Johanna Rolland, pourtant l’opposition devient majoritaire. Il est temps de mettre ce projet sur pause et de débattre de l’avenir de la santé à Nantes ! #DébatChuNantes

« Le directeur du CHU, Madame Joro, Maire de Nantes, et leur ami de Bâtipromo étaient présents pour l’inauguration du futur CHU disruptif et attractif : l’hôpital Titan ! »Saynète jouée par Occupation Graslin – Culture en Lutte autour de Nantes……Ils et elles étaient 231 faux patients déambulant sur la place, symbole des 231 lits qui seront supprimés si ce projet de transfert du CHU sur l’île de Nantes aboutit. Il est encore temps de dire stop et d’initier un vrai débat sur l’avenir de la santé à Nantes ! #DébatChuNantes

Signez la pétition ⤵

https://www.change.org/…/olivier-v%C3%A9ran-transfert…

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DÉPARTEMENTALES 2021 : “IL Y A BESOIN D’UNE ALTERNATIVE, NOUS POUVONS L’INCARNER” https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/23/departementales-2021-il-y-a-besoin-dune-alternative-nous-pouvons-lincarner/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/23/departementales-2021-il-y-a-besoin-dune-alternative-nous-pouvons-lincarner/#respond Fri, 23 Apr 2021 16:00:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3115 Il y a un an, Nantes en commun jetait un pavé dans la mare trop tranquille de la politique nantaise en se hissant au seuil du 2e tour de l’élection municipale. Depuis, notre société est sous cloche. Sortir, faire la fête, voir sa famille et se réunir sont des réalités du passé. Il s’agit là de l’échec retentissant de tout un système fondé sur l’exploitation de la nature et de celles et ceux qui la peuplent.

Malgré cette crise sanitaire, écologique et sociale majeure, rien n’a vraiment changé La métropolisation suit son cours et le système de santé continue à être la victime de l’austérité comme le symbolise tristement le projet de CHU sur l’île de Nantes que Nantes en commun combat depuis de longs mois. Nous ne nous sommes jamais résignés, nous avons continué à nous mobiliser pour que la réappropriation devienne réalité. L’ Institut d’Études et d’Action à vu le jour en ce début d’année, le Chapeau rouge ouvrira ses portes avec la réouverture des bars, la coopérative alimentaire aura bientôt sa première terre et le fournisseur d’énergie comptera ses premier.e.s adhérent.e.s d’ici cet automne.

Aujourd’hui, à la veille de cette nouvelle échéance électorale, dans un contexte où la moindre réunion est considérée comme un délit, il apparaît d’autant plus nécessaire pour nous, de ne pas délaisser la bataille politique.

Nantes en commun a vocation à proposer une alternative politique au pouvoir en place. Il y aura plusieurs cantons nantais où nous risquons de ne pas avoir d’alternatives entre une droite réactionnaire déjà au pouvoir à la région et une gauche libérale déjà au pouvoir au département. Nous ne voulons pas laisser les choses se faire ainsi.

Nous voulons rendre le département aux habitantes et habitants. Censée être locale, le département a un impact réel sur nos vies mais c’est aujourd’hui une institution opaque et méconnue où se réfugient les politiciens : Michel Ménard cumule 36 ans de mandats électifs. S’il est de nouveau élu, il dépassera son prédécesseur. Philippe Grosvalet a lui cumulé 40 années de mandats électifs Pascal Bolo n’est pas en reste, politicien depuis plus de 30 ans et champion du cumul de mandats et fonctions.

DÉSIGNONS NOS CANDIDATES ET CANDIDATS ⤵

Nous porterons des candidates et des candidats doué.e.s d’une vision politique forte pour l’avenir de leur ville et de leur département. Ils et elles seront les bâtisseurs de l’alternative. Ils et elles sont ces habitant.e.s qui œuvrent déjà aujourd’hui pour reconstruire leurs moyens de subsistance face aux crises de notre époque. Le département conjugue action sociale et aménagement du territoire, des thématiques sur lesquelles nos candidats auront beaucoup à apporter.

Comme en 2020, le 28 avril, à 19h30 nous proposons un temps public pour construire avec les habitant.e.s notre processus d’élection sans candidat. D’ici là, nous invitons chacun.e d’entre vous à nous partager des noms de personnes incarnant pour vous ce nouveau rôle d’élu.e que nous bâtirons ensemble.Lien de l’événement : https://fb.me/e/28XRUrYAZ

Et dès aujourd’hui, vous pouvez prêter main forte à la campagne en nous contactant : contact@nantesencommun.org

Retrouvez notre dossier de presse :

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La police interrompt une réunion Nantes en commun dans un bar fermé https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/18/la-police-interrompt-une-reunion-nantes-en-commun-dans-un-bar-ferme/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/18/la-police-interrompt-une-reunion-nantes-en-commun-dans-un-bar-ferme/#respond Sun, 18 Apr 2021 18:00:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3109 Vendredi, une équipe restreinte de militantes et militants de Nantes en commun se réunissaient dans une salle mise à notre disposition à titre privé par le Bar’île, bar-restaurant coopératif fermé à cause des restrictions sanitaires, qui, faute de pouvoir fonctionner, a choisi de soutenir la vie politique, démocratique et associative. Notre réunion a été interrompue par une vingtaine de policiers de la Compagnie Départementale d’Intervention (CDI), équipés pour une opération de terrain, épaulés par des policiers en civil de la BAC (Brigade Anti Criminalité), qui se sont chargés d’intimider le gérant appelé sur les lieux.

Les policiers ont débarqué car ils ont jugé qu’ils étaient face à une infraction des mesures sanitaires : un nouveau bar clandestin, en plein milieu de la journée, dans un lieu donnant sur le Boulevard Gustave Roch. Bref, un scénario hautement probable !

Malheureusement pour eux, il s’agissait simplement d’une réunion politique.

Et si nous avions été des jeunes des Dervallières ? Ou bien un collectif de personnes exilées ? Nous n’osons imaginer ce qu’il se serait passé… Et heureusement pour nous, nous connaissons nos droits et sommes habitués à la confrontation politique, ce qui nous a permis de maintenir les policiers sur le pas de la porte alors qu’il leur est interdit de pénétrer dans un lieu privé et de les empêcher de contrôler les militants et militantes, traitées comme des criminelles.

Obligés de constater qu’il ne s’agissait pas d’un bar clandestin, ils nous ont néanmoins sommé de quitter les lieux sans être capable d’expliquer quelle infraction nous aurions commise. Ne pouvant de toute évidence poursuivre sereinement cette réunion de travail, nous sommes partis.

Cet événement est d’autant plus grave que c’est la deuxième fois, en l’espace de deux ans, qu’une réunion de Nantes en commun est interrompue par la police. La première, c’était à au café de la Perle, dans la salle de l’étage : des policiers cagoulés et armés sont entrés dans la salle pour intimider des camarades et fouiller leurs affaires alors qu’ils n’en avaient pas le droit. Les militant·e·s politiques subissent sans cesse des abus de pouvoir de la part de la police soutenue par la préfecture et le pouvoir politique en place.

Est-ce que les autres forces politiques, conservatrices et mieux dotées, ont à vivre ce type de traitement ?

Des militant·e·s qui s’organisent collectivement sont inquiétés alors que les fastes dîners et soirées clandestines de nos dirigeants politiques se font en douce, à l’abri des regards, parce qu’ils en ont les moyens sans jamais être interrompus.

Et pourtant, c’est le même gouvernement qui restreint nos libertés, tantôt au nom de la sécurité, tantôt au nom de la crise sanitaire. Ce gouvernement, qui, dans la lignée de ses récents prédécesseurs, continue d’aggraver les maux dont il prétend nous sauver. Ils rendent la population responsable de la crise sanitaire, justifiant une gestion autoritaire et répressive par un régime d’exception qui se prolonge mois après mois.

Ce sont les mêmes génies politiques qui ont orchestré la destruction de l’hôpital public, et poursuivent leur œuvre en promouvant des projets hospitaliers avec moins de moyens, moins de lits, moins de personnel soignant, que ce soit à Nantes, en Seine-Saint-Denis, à Rennes, à Caen ou à la Réunion.

De l’autre côté, depuis un an, ces irresponsables ont décrété que la vie sociale, politique, artistique, associatives étaient des activités non essentielles, sans aucune prise en compte des conséquences démocratiques, psychiques et sociales. Ils veulent continuer de tout sacrifier à la logique marchande et économique et voudraient qu’on reste bien sage chacun·e chez soi. Au contraire, nous devons continuer à nous organiser.

Alors que des élections départementales et régionales ont lieu dans quelques semaines, alors que le gouvernement continue de faire passer des lois aussi controversées que les lois Sécurité globale, Séparatisme, Assurance-Chômage …, des réunions politiques comme celle que nous tenions vendredi peuvent être arbitrairement interrompues par la police, sous le prétexte de l’état d’urgence.

La criminalisation des activités politiques est hélas une logique qui se décline de multiples façons : répression des manifestations, fichage des orientations politiques,…

Nous saluons le Bar’île qui nous a mis son lieu à disposition et ce faisant, soutient la vie politique et démocratique. Ce lieu et ses gérants servent beaucoup mieux l’intérêt général que le gouvernement et sa police.

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Futur CHU : vers une première victoire ? https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/14/futur-chu-vers-une-premiere-victoire/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/14/futur-chu-vers-une-premiere-victoire/#respond Wed, 14 Apr 2021 11:00:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3112 Ils ont choisi de ne pas achever l’hôpital public, mais ils n’ont toujours pas décidé de le soigner.

Comme vous le savez, Nantes en commun est engagé dans la lutte contre le projet de futur CHU. Nous avons initié aux côtés d’autres organisations le collectif Stop Transfert du CHU de Nantes. Grâce à nos actions, ce projet est désormais largement questionné et remis en cause. 

Pourquoi ? D’abord, parce qu’en pleine crise sanitaire, il repose sur une nouvelle suppression de lits et de postes de soignants ! Ensuite, parce qu’il consiste à regrouper deux hôpitaux en un seul site, plus petit, en zone inondable, sur une île où les accès seront rapidement saturés, sans possibilité d’extension. 

Difficile pour Olivier Véran, Johanna Rolland et Philippe El Saïr (le directeur du CHU) d’assumer de supprimer des lits… et pourtant, ils défendent bec et ongles ce projet qui implique de réduire l’emprise du CHU de 40 à 10 hectares, et, partant, de supprimer 400 postes et 231 lits (qui s’ajoutent à ceux déjà supprimés au cours des dernières années…).

Ce matin, Presse Océan affirme que se préparerait un premier rebondissement de taille : l’annulation de la suppression (partielle ?) des 231 lits et des 400 postes prévus. Ce serait une première victoire importante si la décision se confirme et se précise. 

Si tel est le cas, ce ne serait qu’une première étape pour un hôpital à la hauteur des besoins du territoire. Mais une telle annonce impliquerait, pour être crédible, de refondre le projet : Où va-t-on mettre ces lits ? Quels services seraient concernés ? Est-ce un artifice pour masquer la poursuite de l’austérité sanitaire ? 

Notamment, nous savons que le CHU de Nantes manque de lits de réanimation — nous sommes sous-dotés par rapport aux autres grandes villes — et de lits de médecine générale (Médecine, Obstétrique, Chirurgie), après plusieurs vagues de suppressions (73 lits de MCO depuis 2015). C’est notamment ce qui explique que nos urgences sont surchargées  et constamment sous tension depuis tant d’années !

Alors continuons de nous mobiliser, gagnons cette première étape, puis les suivantes ! 

Pour ça, rejoignez la prochaine action, le 24 avril pour montrer notre détermination ! 

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7 avril – journée mondiale de la santé  https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/07/7-avril-journee-mondiale-de-la-sante/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/04/07/7-avril-journee-mondiale-de-la-sante/#respond Wed, 07 Apr 2021 19:51:25 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3105 Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de la santé ! Ironiquement, elle arrive quelques jours après le début du 3e confinement. 3e vague que nous traversons, 3e fois que les hôpitaux sont saturés, 3e fois qu’on subit les conséquences d’une politique qui se concentre sur les coûts plutôt que sur les soins, sur l’efficacité plutôt que sur notre santé. 

Devons-nous encore une fois dénoncer les politiques néolibérales des 20 dernières années ou la poursuite des suppressions de lits et de postes de soignant·e·s en pleine crise sanitaire, à Nantes et partout en France ? Devons-nous rappeler que ce plan est orchestré par nos dirigeants nationaux et locaux, cyniques promoteurs de ce désastre ?

Non ! Et si aujourd’hui, en cette journée mondiale de la santé, nous amorcions une démarche positive pour esquisser le modèle de santé que l’on veut pour demain ?  

Plus de lits, plus de soignant·e·s, plus de moyens pour l’hôpital public pour que l’on puisse prendre réellement soin des personnes. Très bien. Mais encore ? La santé publique est tellement attaquée depuis des années et menacée de disparaître qu’on n’ose plus imaginer ce qu’on voudrait. Pourtant les enjeux sont nombreux ! 

Comment faire en sorte que nous puissions toutes et tous nous soigner sans nous ruiner ? Ni sans avoir à attendre des mois et des mois ? Comment continuer à prendre soin de tout le monde sans distinction ?

Comment faire en sorte de se réapproprier notre santé, notre bien-être physique et psychologique, car les deux sont tout aussi cruciaux et si intimement mêlés parfois, mais pourtant si inégalement pris en charge dans nos villes ? Comment repenser la santé de manière globale, en construisant un nouveau paradigme, avec plus d’information accessible, de partage de savoirs, de prévention, de réduction des risques ? Comment faire en sorte que nous soyons actrices et acteurs de notre santé et considérées comme telles ?

Comment mailler le territoire de lieux d’information, de ressources médicales claires et accessibles nous permettant d’accéder à la connaissance nécessaire pour sortir de l’infantilisation quant aux enjeux concernant le corps et la santé ? Former et travailler avec des personnes soignantes, thérapeutes, alliées, qui seraient là pour nous accompagner, afin de nous garantir la possibilité de décider comment et avec qui nous voulons prendre soin de nous ? 

Comment s’inspirer d’associations comme AIDES, Paloma, ou Techno + à l’Ouest, qui localement, font de la santé communautaire et impliquent les personnes concernées dans des actions de soins, de réduction des risques, de partage d’informations sur leur santé spécifiquement ? Ces exemples nous encouragent à explorer d’avantage l’option des centres de santé communautaires, pluridisciplinaires, en particulier ceux qui ont été initiés par des habitant·e·s d’un quartier pour pallier le manque de soins et de soignant·e·s et s’impliquer au niveau local dans les réponses à apporter. De tels lieux ont permis d’améliorer l’accès au soin d’une population qui en était parfois éloignée : comme dans les quartiers Nord de Marseille, le Château de la Santé, où on peut avoir des consultations de médecine générale, des entretiens sociaux, infirmiers, orthophonistes, le tout dans un lieu de vie et d’échange autour du “prendre soin” ? 

Si cette crise sanitaire ne débouche pas sur une remise à plat de notre système de santé, des moyens pour être en bonne santé, alors elle aura été vaine et simplement synonyme de souffrance, de précarisation, de mascarade, de tristesse, de solitude et d’isolement… 

Dans quelques jours, Nantes en commun lancera sa plateforme Decidim avec une première enquête habitante sur la santé et le projet de CHU. Restez connecté·e·s, ça arrive bientôt 😉 Et en attendant, n’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires ! 

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ACTION POUR DÉNONCER LA SUPPRESSION DE 231 LITS DANS LE FUTUR CHU https://blogs.nantesencommun.org/2021/03/17/action-pour-denoncer-la-suppression-de-231-lits-dans-le-futur-chu/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/03/17/action-pour-denoncer-la-suppression-de-231-lits-dans-le-futur-chu/#respond Wed, 17 Mar 2021 11:51:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3085 Nous sommes le lundi 15 mars 2021, quasiment un an, jour pour jour, après le début du premier confinement qui a suspendu le pays pendant huit semaines, parce que nous n’avions pas les moyens médicaux de faire face à la pandémie mondiale du Covid-19.

Nous sommes le 15 mars 2021 et aujourd’hui le Conseil de surveillance du CHU de Nantes se réunit à la préfecture. Cette instance rassemble tous les décideurs du projet de futur CHU et donc ceux qui ont décidé ou accepté la réduction du nombre de lits et de postes de soignant·e·s.

Nous sommes le 15 mars 2021, et nous matérialisons les 231 lits supplémentaires qui vont être détruits d’ici l’ouverture théorique du futur CHU. 231 lits qui symbolisent le renoncement et l’irresponsabilité de nos dirigeants politiques.

Car aujourd’hui, plus personne ne peut faire semblant de méconnaître les conséquences de la réduction des moyens pour les hôpitaux. Ils savent les risques qu’ils font prendre à la population et pourtant, ils continuent.

Ils savent aussi que ce sont les personnes qui ont le moins de moyen qui vont renoncer à se soigner s’il n’y a pas suffisamment de place ni de soignant·e·s et/ou si les délais sont trop importants.

Ils savent que ce sont, une fois de plus, celles et ceux qui sont déjà précarisés qui vont faire les frais de leurs décisions. Et pourtant, ils continuent.

Ils savent que l’écrasante majorité de la population s’oppose à la réduction du nombre de lits et de soignant·e·s et au projet de futur CHU nantais, quand on lui donne la parole (cf. la convention citoyenne de Nantes métropole). Et pourtant ils continuent.

Les militantes et militants qui s’opposent à ce projet dangereux poursuivent leur action pour alerter les habitant·e·s et pour un hôpital qui réponde aux besoins de la population.

Le groupe qui a réalisé l’action du 15 mars rassemble des militant·e·s du GIGNV, de Nantes en commun, de Youth For Climate Nantes et des militant·e·s autonomes.

Voici le film d’anticipation réalisé à cette occasion :

Voici les articles parus dans la presse suite à l’action :

Presse Océan : Nantes. Nouvelle mobilisation contre le projet de futur CHU sur l’Île Beaulieu

Hit West : Le futur CHU chahuté à Nantes

20 minutes : Nantes : Les opposants au nouveau CHU ne lâchent pas l’affaire

France 3 : Nantes : nouvelle action contre le projet de transfert du CHU

Ouest France : Nantes. Nouvelle mobilisation contre le projet de futur CHU sur l’Île Beaulieu

TéléNantes : CHU : mobilisation contre la suppression de lits

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Soutien à l’occupation du théâtre Graslin https://blogs.nantesencommun.org/2021/03/10/soutien-a-loccupation-du-theatre-graslin/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/03/10/soutien-a-loccupation-du-theatre-graslin/#respond Wed, 10 Mar 2021 19:00:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3100 Aujourd’hui, mercredi 10 mars 2021, une trentaine de personnes du monde du spectacle nantais ont investi le théâtre Graslin. Elles interpellent l’État français sur la situation dramatique qui s’installe pour les intermittent·e·s et autres travailleurs·ses de la culture.

Voilà maintenant près d’un an que la crise sanitaire a mis le secteur totalement à l’arrêt. Cette action fait écho à l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris depuis maintenant une semaine. Martine Ritz, porte-parole de la CGT spectacle, appelle à l’occupation massive de tous les lieux de spectacle en France. Et si ce mouvement était le point de départ de la fondation de nouveaux communs de la culture ?

Et si l’exemple du teatro valle de Rome se diffusait en France comme symbole de réappropriation ? Il y a 10 ans, la mairie romaine souhaitait vendre le plus vieux théâtre de la ville, le Teatro Valle. Un collectif composé de spectateurs, d’artistes et d’autres travailleurs du milieu s’est alors mobilisé pour occuper le théâtre. Pendant 3 ans, le lieu est devenu un commun, un lieu tenu et géré par et pour ses usagers. Trois années de spectacle sous le signe de la réappropriation de la culture pour toutes et tous. Plus d’information sur le cas du Teatro Valle
https://www.nantesencommun.org/…/les-communs-du-monde…/

Lorsqu’artistes et spectateurs s’organisent pour décider ensemble du destin d’un théâtre, cela donne un des plus beaux exemples de communs. Le Teatro Valle fut le lieu d’une réappropriation de la culture par ceux qui la créent et par ceux qui en profitent. Durant trois ans, de 2011 à 2014, le théâtre a fonctionné avec des spectacles à prix accessibles à tou·t·es et une organisation collective ouverte au public, autant pour ses choix artistiques que sa gestion pratique. Son expulsion fut la réponse politique d’une mairie souhaitant la privatisation du lieu.

On souhaite le même destin au théâtre de Graslin à Nantes ! Que nos théâtres occupés deviennent des communs et les bases d’un mouvement social plus large dans lequel nous convergeons toutes et tous pour un monde libre, convivial, égalitaire, écologiste,…

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Venue de Jean Castex à Nantes https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/26/venue-de-jean-castex-a-nantes/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/26/venue-de-jean-castex-a-nantes/#respond Fri, 26 Feb 2021 16:06:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3092 Ce matin le 1er ministre,Jean Castex, en visite à Nantes, a annoncé un financement supplémentaire de 175M€ pour le #CHUTitanic : de l’argent pour financer des lits et des postes de soignant•e•s ou pour financer le béton et le désamorçage de bombes ?

Un premier pas vers une remise à plat du projet ? Le maintien de Laennec (rappelons que la vente du terrain rapporterait 30M€) ? Ou un simple comblement de la trésorerie du CHU de #Nantes qui a fondu a cause du #COVID19 ?

Une chose est sûre : ce projet contrarie de plus en plus nos édiles et avec STOP au transfert du CHU de Nantes on ne lâchera rien : on fera en sorte qu’ils ouvrent enfin les yeux sur ce projet scandaleux et absurde et qu’on ouvre enfin un #DébatCHUNantes « Le premier objectif est de faire face à l’épidémie qui nous frappe » a rappelé Jean Castex.

Souvenez-vous qu’à #Nantes on a fermé une centaine de lits pendant la crise sanitaire ! Comment fera-t-on à l’avenir avec un hôpital moins bien doté en lits et en nombre de soignant•e•s ?

Communiqué commun avec le collectif Stop au transfert du CHU de Nantes :

Annonce de Jean Castex : une preuve supplémentaire de la faiblesse du projet
de futur CHU

Le collectif Stop au transfert du CHU de Nantes a envoyé un courrier à Olivier Véran mi-février 2021 pour alerter le ministre de la santé sur l’infaisabilité financière du projet de futur CHU. Quelques semaines plus tard, Jean Castex annonce vendredi 26 février une rallonge du financement de l’État de 175 millions d’euros pour le futur CHU. Cette nouvelle semble être un premier pas, mais c’est aussi et surtout un aveu de faiblesse du projet

Pourquoi cette rallonge ? Pour financer quelle partie du projet ? Pour réduire la part d’emprunt du CHU ? Pas de réponse, une nouvelle ombre s’ajoute au tableau. Sur le nombre de postes de soignant·e·s et de lits ? Silence radio : le premier ministre fait fi des enjeux cruciaux du projet. Une certitude : le gouvernement poursuit sa politique de destruction de l’hôpital public et a réaffirmé son soutien à ce projet anachronique et scandaleux, surtout dans le contexte actuel. 

Ces 175M€ sont une goutte d’eau dans l’océan des dépenses prévues et surtout imprévues du futur CHU. Rappelons que l’on parle d’un projet d’un milliard d’euros, principalement financé par la dette d’un CHU déjà exsangue après un an de crise sanitaire et des 12 ans de restrictions budgétaires imposées précisément pour financer ce projet. Et les dépenses fortuites ne font que commencer avec les deux bombes trouvées à quelques jours d’intervalle sur site prévu. Ces 175M€ arrivent donc à point nommé ! Cette annonce de rallonge confirme que le futur CHU (et la destruction de Laënnec et Hôtel Dieu) coûtera bien plus cher que prévu, en grande partie à cause du choix du site, inondable, alluvionnaire, bombardé en 1945, et difficile d’accès. 

Résultat : pas un centime pour la santé, mais des millions pour le BTP.

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LA DÉMOCRATIE POUR NANTES MÉTROPOLE C’EST COMME LA DÉMOCRATIE POUR LE GOUVERNEMENT ! https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/12/la-democratie-pour-nantes-metropole-cest-comme-la-democratie-pour-le-gouvernement/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/12/la-democratie-pour-nantes-metropole-cest-comme-la-democratie-pour-le-gouvernement/#respond Fri, 12 Feb 2021 16:14:00 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3096 C’est quand on veut, si on veut, et surtout, quand ça nous arrange !Aujourd’hui avait lieu le conseil métropolitain :

➡ La concertation pour le règlement local de la pub a démarré. Ce processus de concertation entend récolter l’avis des citoyennes et citoyens sur la présence de la publicité dans l’espace public. Une condition pour espérer y participer : n’être ni “pro” ni “anti” pub. Si vous n’avez pas d’avis, c’est mieux, comme ça on pourra le façonner pour vous ! Les militant·e·s, ils ont des avis politiques, c’est trop dangereux ! (tiens tiens, ça rappelle un peu Macron ça non ?)

➡ Les débats sur l’arbre aux hérons sont relancés, notamment depuis que Julie Laernoes a réaffirmé que ce n’est pas un projet “utile dans le monde d’après”. Mais Johanna Rolland trouve ça très bien, c’est sain d’avoir un débat, même au sein de la majorité. Qu’en est-il du débat avec les habitant·e·s ? En particulier les habitant·e·s de Chantenay qui voient leur quartier se métamorphoser peu à peu sans jamais avoir été consultés. Résultat : adieu le quartier populaire et ouvrier, bienvenus les touristes et riches qui retapent les maisons pour en faire de belles et grandes villas !

➡ En revanche, on ne parlera pas du projet qui nous scandalise le plus actuellement qui commence par un C et qui finit par HU. Malgré l’ampleur et l’importance du sujet, aucune concertation digne de ce nom n’a été menée. La métropole organise une convention citoyenne sur la ville de demain pour tirer les leçons de la crise sanitaire. On aurait pu s’attendre à un semblant de débat sur l’hôpital de demain pour éviter une nouvelle catastrophe sanitaire. #DébatChuNantes STOP au transfert du CHU de Nantes

Ce ne sont pas les élu·e·s qui feront en sorte que la ville soit aux habitant·e·s. Ils et elles sont trop préoccupés à la gentrifier et à en faire un pôle économique compétitif. Pour une ville à vivre, et non à consommer ou à vendre, c’est à nous de nous la réapproprier🌱

La ville est à nous !

#Nantes#NantesMétropole#DirectNM

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Que vive la Maison du peuple ! https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/03/que-vive-la-maison-du-peuple/ https://blogs.nantesencommun.org/2021/02/03/que-vive-la-maison-du-peuple/#respond Wed, 03 Feb 2021 19:50:39 +0000 https://blogs.nantesencommun.org/?p=3080 Hier les services sociaux de la ville et le Samu social sont intervenus dans le squat de l’Orangerie et le centre social autogéré et lieu de vie de la Maison du peuple. Les responsables politiques ont enfin pris en charge le relogement des personnes vivant à l’Orangerie, sans chauffage ni électricité depuis des mois. On espère que toutes les personnes seront relogées et traitées dignement

Plusieurs membres de Nantes en commun se sont rendus à la Maison du peuple hier matin, dès 6h, après avoir été tenus au courant des rumeurs d’expulsion. Nous avons assisté à toute l’opération dite de « mise à l’abri » : nous dénonçons les méthodes de la préfecture et de la ville. Comment la préfecture et la mairie peuvent-elles se féliciter de cette intervention alors que c’était un spectacle de plus du mépris et de la déshumanisation infligés à des personnes exilées et des personnes sans abris ? 

Car une fois de plus, la préfecture et la mairie ont choisi de traiter des personnes comme des objets qu’on déplace comme on le souhaite, comme de simples numéros de dossier à gérer : on ne prévient pas de la venue des services sociaux ni de l’opération « relogement »,  encore moins de l’heure (7h30) ; on met la pression aux gens pour qu’ils prennent une décision rapidement (“c’est votre dernière chance, plus que 10 minutes”), on les contraint à réunir leurs affaires en vitesse, alors qu’ils ne savent même pas où ils vont être relogés, et risquent de se retrouver parfois à des dizaines de kilomètres* de leur dernier lieu d’habitation. Celles qui ont trouvé du travail à Nantes, celles qui ont des rendez-vous médicaux ou à la préfecture, se sont retrouvées au pied du mur. On fait aussi fi des liens de sociabilité, de solidarité et des repères que ces personnes avaient construits avec le temps. 

Plusieurs habitant·e·s de la maison du peuple sont maintenant parti·e·s. Certains sont restés, refusant le traitement qui leur était réservé. Demain d’autres personnes arriveront certainement, car malheureusement le nombre de personnes qui se retrouvent à la rue ne cesse d’augmenter et le rythme de paupérisation s’accélère. Plus que jamais, il est nécessaire de préserver un centre social autogéré en plein cœur de ville, un espace de convivialité, de solidarité qui mêle accueil, soins, culture, causes politiques et sociales. La Maison du peuple est un lieu qui reconnaît l’autonomie des personnes, toutes les personnes qui y viennent et offre un espace pour gagner en autonomie collective. La MDP est un des communs de Nantes qui luttent contre la gentrification et la marchandisation de la ville, tout en inventant un modèle social fondé sur l’autonomie.

À nous de le défendre et de la faire vivre, aujourd’hui comme demain !  

*Les “hommes isolés”, d’après le vocabulaire de la préfecture, ont été relogés à Préfailles, à 60 km de Nantes.

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