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Pour commencer à mettre des bâtons dans les roues du projet d’extension du centre-commercial Paridis 21, on peut commencer par des actions simples : participer à l’enquête publique en ligne sur le projet. 

Si les enquêteurs publics sont inondés d’avis négatifs et de questions, cela les obligera à y répondre et à prendre en compte la vague de contestation. 

Cela peut vous prendre seulement 5 min : 

  1. Rendez-vous sur le site de l’enquête publique : https://www.registre-dematerialise.fr/5117/contribuez
  2. Renseignez vos données personnelles 
  3. Déposez votre contribution :
    L’idéal est d’écrire une question par formulaire. Mais vous pouvez aussi en mettre plusieurs d’un coup, cela dépend du temps que vous avez.

    Voici des propositions de contributions : 
Concentration des richesses 
Avec ce projet d’extension, Paridis va devenir le 2e plus grand centre commercial de l’agglomération, après Atlantis. Pourquoi permet-on à la même personne, en l’occurrence Pierre Chartier, d’être propriétaire des deux plus grands centres commerciaux de l’agglomération ? Pourquoi permet-on une telle concentration des richesses, et ce, aux dépens des commerçants de Ste-Luce, Carquefou, Nantes Erdre et du centre-ville ? 

Sur le nombre de logements 
Plutôt que d’artificialiser des terres, en particulier des terres fertiles comme à Doulon, ou des friches renaturées comme au Champ de Manoeuvre, pourquoi ne construit-on pas plus de logements à Paridis ? Pourquoi ne pas faire de Paridis un quartier agréable à vivre ? Notamment en limitant l’effet îlot de chaleur, en déperméabilisant une partie des sols. 
D’ailleurs, lors du vote au conseil métropolitain il était question de 370 logements, le vote a été particulièrement serré, s’il avait été annoncé 280 logements, le projet aurait-il été validé ? Y a-t-il un troisième permis de construire? Si oui, pourquoi nous consulter sur un projet non finalisé? 
Ce projet prévoit deux fois plus de surface de bureaux que de surface pour du logement, alors que l’on sait pertinemment que la ville compte un grand nombre de bureaux vides. Cela n’a pas de sens. 

Sur les arbres, les zones humides et l’approvisionnement en eau potable 
300 pins vont être abattus pour ce projet d’extension de centre commercial. Est-ce vraiment nécessaire ? Ces pins ont été plantés pour compenser la destruction de terres maraîchères induite par la construction de Paridis : comment est-il possible que ce qui était une mesure de compensation précédente puisse être détruite quelques années après ? 
Une zone humide est menacée par le projet. La commission locale de l’eau a émis un avis négatif  le 26 octobre dernier, et demandé à ce que soient prises en compte les capacités de la ressource en eau dans les projets de développement urbains. Comment ces alertes sont-elles intégrées au projet ? 
Enfin, il est prévu un parking sous-sol de 4 niveaux qui risque d’impacter la nappe phréatique en dessous. Pourquoi autoriser une telle chose ? 

Pour dénoncer un modèle anachronique 
Nous ne voulons plus de centres commerciaux. D’ailleurs Macron lui-même l’affirmait en conclusion de la Convention citoyenne pour le climat, en 2020 :« Nos concitoyens ne veulent plus de nouvelles grandes surfaces en périphérie. Ils veulent retrouver des commerces de centre-ville ». 
D’ailleurs, Hugues Frioux, vice-président de la chambre de commerce et d’industrie en charge notamment du commerce, affirme le 27 janvier 2020 (pièce 32), avant même la crise sanitaire et le confinement, que “On a construit trop de mètres carrés commerciaux” et dit s’inquiéter pour l’avenir de certaines enseignes et galeries commerciales. Pourquoi doubler les surfaces de vente de Paridis ? Pourquoi donner une part aussi grande à Paridis dans les mètres carrés prévus par le PLUm ? 

Sur l’expulsion de bidonvilles 
Des bidonvilles sont installés sur des parcelles entre l’actuel Décathlon et le périphérique. Le projet tel qu’il est présenté va entraîner l’expulsion des familles qui y vivent, sans proposer de solution de relogement. Quelles solutions d’aides vont-elles être mises en place pour ces familles ? Ont-elles déjà été consultées par les initiateurs du projet ? *

Sur le manque de démocratie 
Ce projet mêlant le public-privé a été adopté au conseil métropolitain le 8 octobre 2021 suite à un vote extrêmement serré (48 pour, 17 contre et 31 abstentions) et aucun débat avec les habitant-es. Des réunions publiques avec la CNDP sont-elles envisagées ? Pourquoi n’aurions-nous pas notre mot à dire sur une décision politique qui favorise à ce point un acteur privé ? D’autant plus lorsqu’un tel projet peut avoir un impact sur les ressources en eau pour l’ensemble des habitant-es de cette métropole ! 

Nous avons notamment travaillé ces contributions à partir du travail étoffé des Amis de la Beaujoire, et d’autres camarades, merci à elles et eux !

Pourquoi Nantes en commun est contre ce projet ? 

Paridis 21, c’est un projet d’extension de ce centre-commercial au profit d’un multimillionnaire, 360e fortune de France, propriétaire d’Atlantis et de beaucoup d’immobiliers ! 

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Avec ce projet d’extension, Paridis deviendrait le 2e centre commercial de l’agglomération, juste derrière… Atlantis ! La métropole fait un cadeau en or à Pierre Chartier, qui s’avère être un sponsor financier de taille pour ses projets culturels, dont certains très contestables comme feu l’Arbre aux Hérons. Au programme, doublement des surfaces de vente (+ 25 000 m2), construction de 22 000 m2 de bureaux et seulement 280 logements. 

Nous n’avons pas besoin d’un énième centre-commercial, ni de milliers de mètres carrés de bureaux supplémentaires alors que plein de bureaux sont vides en ville. La métropole ne cesse de parler du manque de logements, mais elle mène une politique absurde en augmentant sans cesse les surfaces commerciales, plutôt que d’utiliser les espaces déjà artificialisés pour construire des logements, et de favoriser les commerces de proximité. 

Le projet de Paridis implique (encore) de nouvelles artificialisations, la destruction de 300 arbres qui avaient été plantés pour “compenser” l’artificialisation de terres maraîchères englouties par le centre-commercial. Et surtout, il menace une zone humide et une nappe phréatique avec un projet de parking sous-sol de 4 niveaux. La Commission locale de l’eau a d’ailleurs émis un avis négatif pour ces raisons, et demande la “prise en compte des capacités de ressource en eau dans les projets de développement urbains”.

Partout la métropole bétonne, menace les zones humides et fait augmenter la population alors que nos capacités à produire de l’eau potable ne cessent de se réduire. Cette politique est dangereuse. 

A Paridis, nous soutenons qu’il faut construire des logements, sans impacter ni les zones humides et encore moins la nappe phréatique. Faisons de Paridis un quartier agréable à vivre, en désartificialisant et désimperméabilisant une partie des sols. Détournons-nous du modèle des centres-commerciaux des années 1970 centrés sur le tout-voiture et le gigantisme. 

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Stoppons Paridis et tous les projets antisociaux et écocidaires ! Changeons le cap de nos villes pour une écologie populaire !