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Silvia Federici est notre invitée pour les Rencontres du pouvoir habitant, en particulier pour parler de son livre Réenchanter le monde. Féminisme et politique des communs. Elle interviendra lors de la table-ronde féministe “Pour une démocratie radicale féministe !”

Silvia, en tant qu’universitaire et militante féministe radicale et matérialiste, a étudié différents mouvements de femmes luttant pour la terre et les biens communs en Amérique latine : la loi révolutionnaire des femmes au Chiapas en 1993 pour une égalité réelle, les Piqueteres en Argentine qui ont bloqué le pays pendant des mois, lors de la crise de 2002, les Chiliennes suite au coup d’Etat de Pinochet ou encore les ouvrières colombiennes au début des années 1990. 

Ces femmes, à des moments critiques de l’histoire de leurs pays, ont initié des résistances en socialisant les tâches reproductives : elles ont créé des cantines populaires, des organisations pour s’occuper des enfants, et autres solidarités communautaires. Elles ont ainsi montré le caractère politique de la vie quotidienne, déprivatisé notre vie quotidienne et créé “des formes coopératives de reproduction”. Ces femmes ont ainsi montré une voie de résistance, qui consiste à “construire tout ce dont nous avons besoin pour maintenir notre peuple en vie”. 

Pour Federici, “la vie quotidienne est le terrain principal de la transformation sociale”, arguant que la vie du travailleur doit être entendue comme un “tout” sans se limiter à sa vie à l’usine, dans l’entreprise. 

Produire des communs, c’est-à-dire créer des “espaces et rapports sociaux bâtis sur la solidarité, le partage communautaire des ressources, le travail coopératif et les prises de décisions collectives” constitue une voie révolutionnaire par excellence ! 

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