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Alors que les débats à l’Assemblée nationale sur le passe vaccinal étaient toujours en cours, Emmanuel Macron a avoué la véritable ambition de sa politique : « emmerder les non-vaccinés ».

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, maintenant c’est clair : ce nouvel arsenal juridique supposé nous « protéger » et endiguer la crise sanitaire est une fumisterie, qui entend contrôler toujours plus, fracturer davantage les gens de ce pays et même déchoir de leur citoyenneté une partie d’entre nous. Sous couvert d’agir “pour notre bien”, ce président en campagne défend en réalité son bilan, ses erreurs, ses contradictions et ses mensonges.

Le passe vaccinal est une politique de contrôle accrue, aucunement une politique sanitaire. Avant même l’interview de Macron au Parisien, Olivier Véran ne cessait de répéter qu’il s’agissait d’une obligation vaccinale déguisée. Rappelons que l’Organisation mondiale de la santé déconseille vivement la mise en place de l’obligation vaccinale, parle de “convaincre plutôt que contraindre” et regrette que les pays riches choisissent de multiplier les doses de rappel plutôt que le vaccin soit diffusé dans les pays qui n’en bénéficient pas. La levée des brevets sur les vaccins n’est toujours pas à l’ordre du jour, à tort. La France et d’autres parient sur un virus qui deviendrait inoffensif à terme, et prennent ainsi le risque de le laisser muter dans les pays sans vaccin. 

Ce gouvernement est toujours incapable de penser des mesures sanitaires si elles ne relèvent pas de la contrainte. Aujourd’hui, en proportion, les 18-25 ans sont plus vaccinés que les plus de 70 ans ! Rien n’est prévu pour aller vers ces personnes et leur faciliter l’accès au vaccin : la preuve s’il en faut que ce gouvernement est incapable de mener une politique de santé publique digne de ce nom.

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En pleine crise sanitaire, alors que le covid-19 a révélé la fragilité du système hospitalier français, Emmanuel Macron a continué de supprimer des lits : 5 700 lits supprimés pour la seule année 2020. L’hôpital public est exsangue, les soignant·e·s sont épuisé·e·s et  constamment sous tension depuis presque deux ans. Et alors même que les portes du système de santé se referment pour nombre d’entre nous, faute de médecins, on instaure un péage à l’entrée des urgences et on fait payer les tests quand il faudrait les multiplier. 

La crise sanitaire est une conséquence des inégalités croissantes, de la crise écologique au sens large et de l’effondrement du service public de la santé. Notre système fait naître une batterie de maladies chroniques fragilisant notre état de santé face à de nouveaux risques sanitaires. Pour éviter des épisodes sanitaires à répétition, il est plus que jamais nécessaire de changer de modèle économique, social et écologique, et de tourner le dos à ceux qui sacrifient les conquis sociaux, la biodiversité et les principes démocratiques. 

Contre cette loi inutile et liberticide, pour dire stop au mépris et à l’infantilisation de ce président-roi et de sa cour, nous serons dans la rue samedi 8 janvier à 14h à la croisée des trams. 

Retrouvons-nous samedi pour amorcer cette année sous le signe de la mobilisation pour nos libertés, l’égalité réelle et une véritable politique de santé publique !