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La meilleure manière de lutter contre l’éco-anxiété, c’est l’engagement ! 

Le capitalisme est si bien immiscé dans tous les aspects de nos vies, dépassant largement le seul domaine économique, que sa fin paraît impossible.  On peine à voir poindre, à imaginer un autre monde possible. 

A tel point que la fin du monde paraît plus probable que la fin du capitalisme. 

Et peut-être à raison : les forces capitalistes semblent monstrueusement et follement surpuissantes, même lorsque tout vient perturber le système. 

Chaque crise est une brèche potentielle. Chaque crise est une opportunité de bascule.

“Chaos is a ladder”*, disait cyniquement un personnage central de Game of Throne. Plutôt que de remettre en question les idéologies et certitudes, les crises ne font que les renforcer – en témoigne la crise sanitaire qui n’a absolument pas débouché sur “le monde d’après”, mais renforcé les tendances à l’œuvre. On ne doit en aucun cas attendre de  la macronie et des féroces tenants de l’ordre établi qu’ils remettent en question leur vision du monde. Au contraire. Les solutions technicistes et scientistes pour parer les conséquences du dérèglement climatique vont se multiplier pour offrir de nouvelles perspectives de croissance. 

Mais les crises sont aussi des brèches potentielles pour nous. Des moments d’incertitude collective où des forces contradictoires s’affrontent et où les plus organisées parviennent à influer sur le cours des choses, sur le chemin choisi. 

Parce que nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à subir ce système et être convaincus qu’il faut rompre avec. Parce que face à la pénurie d’eau, face à la crise énergétique, les solutions existent et impliquent de sortir de l’élevage intensif, de la surconsommation, de la production de marchandises et services qui ne servent pas d’autre objectif que de faire de la croissance. 

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Nous qui voulons sortir de ce système qui détruit tout, nous, dont la survie même dépend de la fin du capitalisme, pouvons nous organiser, joyeusement, et faire de cette crise une brèche vers un autre monde. 

La fin du monde ne pourrait être que la fin du capitalisme.  

*que l’on peut traduire par “le chaos est une échelle”