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DISSOLUTION DE NANTES RÉVOLTÉE : QUI SERA LE PROCHAIN ?
Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur, ancien proche de l’Action Française, vient d’annoncer le lancement d’une procédure de dissolution à l’encontre de “Nantes Révoltée”.
Cela fait suite à la polémique lancée par LR et LREM après la manifestation de vendredi soir. Ces partis instrumentalisent les événements survenus lors de cette manifestation contre l’extrême droite et pour la justice sociale pour mettre en œuvre leur agenda liberticide, en demandant la démission d’un élu de gauche et la dissolution d’un média.
Nous condamnons fermement la criminalisation des mouvements sociaux et l’atteinte à la liberté de la presse opérée par ce gouvernement.
Dans une démocratie, on ne dissout pas ses opposants politiques.
Par ailleurs, l’ensemble des motifs invoqués relèvent d’une manipulation éhontée.
Aucun groupe antifa nantais n’est coupable d’un crime suffisant pour représenter un danger pour la population.
Aucune page Facebook de gauche radicale ne représente un danger pour nos libertés fondamentales.
Aucun mouvement écologiste, anticapitaliste ou antifasciste, fût-il d’inspiration autonome ou anarchiste, ne menace aujourd’hui la sûreté des personnes.
Et quand la seule “exaction” évoquée est la diffusion d’appels à manifester, de qui se moque-t-on ? Si, lors de ces manifestations, des vitrines de multinationales sont brisées, faut-il dissoudre tous les groupes qui ont soutenu les revendications initiales ? Tous les groupes pour la justice sociale et contre le fascisme ?, car nous en sommes.
La question n’est pas de savoir si nous sommes d’accord avec tel ou tel groupe politique, mais menacent-ils la liberté, l’égalité, la fraternité, à un point tel que nous devions mettre de côté nos principes de liberté pour nous en protéger ? C’est sans doute le cas des authentiques fascistes, mais qui parmi la gauche, plus ou moins radicale, constitue une menace ?
Il est temps de faire front, forces de la justice sociale et de la lutte antifasciste, contre ces atteintes aux libertés publiques.
Il est temps de désarmer, par nos luttes et notre solidarité, les forces répressives qui sévissent aux différentes échelles du pouvoir. Car, nous le savons, l’exercice arbitraire de leur autorité peut frapper n’importe quel groupe ou catégorie de la population.
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