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Ces dernières semaines ont vu l’accélération des procédures d’évacuations de squats à Nantes, comme à Donges, Rezé, St- Nazaire et Angers. Des exilé·e·s, des personnes privées de logement, des collectifs militants ou artistiques, ont été mis à la rue par les forces de l’ordre sans qu’aucune mobilisation ou pétition ne puisse infléchir la procédure. Les appels à la compassion, aux négociations, les demandes urgentes de relogement n’ont pas abouti, face à la violence de l’amendement anti-squat de la loi ASAP, voté le 2 octobre dernier. Une loi implacable qui facilite les procédures d’expulsions administratives des squatteurs, sans avoir recours au tribunal. Une nouvelle période de confinement vient d’être décrétée pour endiguer l’épidémie du coronavirus, l’état d’urgence est prolongé, l’hiver arrive, la question se pose : comment peut-on envisager laisser des hommes, des femmes et des enfants dormir dehors ? Que deviennent les personnes sans abri mises à la rue après l’expulsion du squat de l’Ambassade, de la Commune et celles qui ont été délogées de leur tente par la Police Municipale ? Les pouvoirs publics se sont-ils saisis de leur mission de protection des populations ? Comme les associations le DAL 44, la LDH Nantes et L’Autre Cantine le réclament, il devient urgent de proposer des solutions pérennes et humaines pour les personnes à la rue. Mettons les gens à l’abri pour l’hiver :

  • Réquisition de bâtiments vides, dans conditions dignes (chauffage, eau courante).
  • Pas d’expulsion sans relogement pérenne
  • Fin du délogement des personnes à la rue par les forces de Police.
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