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Nous, Nantaises et Nantais, avons un point commun: Nantes.
En tant qu’habitantes et habitants nous vivons la ville et la faisons vivre et, face aux défis de notre époque et aux enjeux du quotidien, nous considérons être les plus légitimes et aptes à décider nous-mêmes pour notre ville. Tout nous concerne. Nous avons Nantes en commun, construisons-la nous-mêmes et ensemble.

Notre ville, notre bien commun
Quel est l’intention de Nantes en commun ?

Depuis le départ, le mouvement Nantes en commun s’inscrit dans une stratégie municipaliste. Cet idéal s’appuie sur l’idée qu’on peut agir pour une transformation radicale de la société à l’échelle de notre ville.

L’intention de Nantes en commun n’est donc pas de proposer une meilleure gestion de la ville en ajustant certains paramètres pour mieux atteindre les mêmes objectifs. Dès le départ, nous contestons les objectifs que se donnent les institutions publiques actuellement : la croissance absolue, l’attractivité économique irraisonnée, le soutien au développement du capitalisme prédateur local.

Aujourd’hui nos villes semblent être devenues de froids amas urbains régis par la rigueur “rationnelle” de pouvoirs “publics” extérieurs à la volonté général, extérieurs à la commune et ses habitants eux-même. Ces pouvoirs construisent l’agréable mythe de la “démocratie participative locale”, nous aimerions y croire, mais ces “décisions publiques” qui veulent donner sa “place au citoyen” font de nous des consommatrices et consommateurs de la ville. Dans cette ville du spectacle, le pouvoir consent à accorder une “place au citoyen”, la place d’un spectateur amené à consentir aux ambitions de l’élite urbaine à qui nous avons délégué notre puissance d’action. Retrouvons la conscience que nous avons la capacité d’agir nous-mêmes collectivement.

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Nous avons placé dans le nom même du mouvement la triple idée de la commune, des communs et du commun. L’idéal de la commune, un idéal où notre ville serait un lieu d’émancipation politique et de solidarité collective. C’une possibilité concrète, via la réappropriation collective des institutions locales, de nos quartiers et de nos rues. Cette réappropriation passe par la mise en commun : prendre soin collectivement de ce qui nous semble essentiel, confier au collectif les choses importantes, garantir un accès équitable à l’eau, à la nourriture, à l’espace public.

Plutôt que de céder aux impulsions néolibérales et de vouloir faire de Nantes la métropole la plus attractive du désert, nous pouvons faire mûrir à Nantes une autre société.

Dans un premier temps, les institutions publiques doivent laisser les habitants faire la ville, les laisser se saisir des rues, les laisser édifier des projets communs et les aider si besoin à s’organiser. Laisser faire, non pas le marché, qui a besoin d’une police, mais les collectifs, qui ont besoin d’une place.

Nous pouvons à Nantes créer des conditions favorables à une transformation radicale de nos vies, et, par des changements concrets, nous rappeler que c’est possible.

Un mouvement par et pour les habitantes et habitants
– Qu’est-ce-que Nantes en commun ? –

Dans la presse et sous la plume de certains commentateurs sur les réseaux sociaux, Nantes en commun a été présenté comme un « site », un « collectif », une « liste » pour les municipales. Bref, c’est un objet politique non identifié. Pour certains acteurs du jeu politique, nous devrions nous définir comme un « think tank », ou un « lobby citoyen ».

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Tout cela prête à sourire, évidemment. Nantes en commun est sans doute le groupe politique le plus actif en ce moment, et après 9 mois seulement, ce qui sort des enquêtes n’est jamais « assez creusé » (où sont les professionnels de la politique ?) alors que ça l’est parfois déjà bien plus que dans les programmes municipaux des anciens candidats.

Mais soit, ne cessons jamais d’être exigeants envers nous-mêmes, puisque nous ne sommes pas des notables et nous sommes le seul mouvement ne rassemblant que des individus n’ayant jamais exercé de mandat politique. Nous devons prouver que des gens qui ne maîtrisent pas les codes des professionnels peuvent dire des choses beaucoup plus intéressantes.

Alors, Nantes en commun, c’est quoi ? Un site ? Comme la plupart des organisations aujourd’hui, il y a bien un site internet et on utilise quelques outils numériques, mais l’essentiel se passe dans des discussions physiques. C’est d’ailleurs un élément fondamental de ce qui se passe à Nantes en commun.

On parle parfois de « plateforme », mais dans un sens politique, pas numérique, au sens notamment d’une « plateforme de propositions » destinée à être présentée et portée publiquement, et qui prend la forme d’un ensemble de propositions pour Nantes.

Un collectif ? Sans doute. Précisons alors que ce qui mérite d’être appelé collectif à Nantes en commun, c’est surtout le groupe qui se forme lors d’une enquête, autour d’un sujet, et à l’occasion des rencontres successives. Ce sont autant de petits collectifs qui se réunissent entre eux de temps en temps, lors de rencontres inter-enquêtes. Il y a aussi des collectifs informels qui se créent via ces rencontres, et un collectif qui agit en support des enquêtes et qui a beaucoup évolué depuis le début de l’aventure.

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Un réseau ? Certainement, d’ailleurs, un article a été proposé sur ce thème ici.

Un think tank ? Le modèle des think tanks est assez à l’opposé de ce qu’on fait : c’est une privatisation de la réflexion politique, quand nous cherchons justement à l’ouvrir.

Un mouvement d’éducation populaire ? Complètement. Précisons : l’éducation populaire n’est pas une distraction mais une praxis. Nous prenons l’objet concret qu’est la ville et nous agissons dessus par le détour d’un dialogue ambitieux dont la saveur tient dans une volonté transformatrice.

Nantes en commun, c’est un mouvement de réappropriation de la ville par ses habitants, réappropriation qui passe par l’affirmation de leur légitimité et de la force des communs, par la construction d’un savoir engagé, par la proposition et l’action collective, par la mise en communs de l’essentiel.

Nantes est notre ville, à nous de nous la réapproprier et de décider nous-mêmes pour construire un avenir heureux pour toutes et tous les habitants.